‹ Napoléon Chez LuiChapitre 15 sur 31 · I. OBJETS DE COSTUME · texte numérisé non relu

I. OBJETS DE COSTUME

L’Empereur n’a point emporté à Sainte-Hélène les objets de costume. « Avant de quitter Paris, dit Marchand, j’avais fait une malle d’effets désormais inutiles à l’Empereur. Elle était composée d’habits Impériaux du Champ de Mai, des dentelles de S. M.; d’armes, d’une poignée antique et d’un petit médaillier. Conformément aux ordres de l’Empereur je remis le tout au comte de Turenne, grand-maître de la garde-robe qui en resta dépositaire. » Par suite, il ne se trouve pas trace de ces effets dans l’état du mobilier dressé à Sainte-Hélène après la mort de Napoléon : ils sont seulement indiqués sommairement en fin, dans les mêmes termes où ils se trouvent désignés dans l’État B joint au testament et intitulé : « Inventaire des effets que j’ai laissés chez M. le comte de Turenne. » Cet inventaire est fort incomplet : mais en rapprochant l’inventaire de 1811, de celui de 1814 et de la liste des objets qui furent remis en 1852 au gouvernement français par le comte de Turenne, fils du maître de la garde-robe et qui, jusqu’en 1870, furent exposés au Musée des Souverains, on parvient à suivre jusqu’à cette date la plupart des objets, à démontrer leur existence, à prouver, par suite, que les habillements du Sacre n’ont point, comme on l’a dit, été emportés à Moscou pour servir à un nouveau couronnement (v. Le Secret de 1812, par Alfred Sudre. Paris, 1887, in-8°).

L’inventaire est ici publié dans l’ordre où il a été rédi gé en 1811. Les désignations en caractères gras sont celles de cette date. Ensuite, viennent, lorsqu’il y a lieu, les indications du recolement de 1814; puis celles des divers inventaires faits à Sainte-Hélène; enfin les notes extraites des mémoires des fournisseurs.

LA GARDE-UOBE

§ 1. — Grand costume.

N® 1. Deux manteaux de veiours pourpre brodés en or en argent. — Grand costume de France.

Testament : état B. — Inventaire des objets laissés chez il/, le comte de Turenne :

« 2 manteaux de velours cramoisi brodés avec vestes et culottes. Légués au prince Joseph et au prince Lucien. »

11 s’agit ici des deux manteaux du Sacre.

Veuve Toulet, fourreur : Fourrure (pour le grand manteau, 76 pieds de founure d’hermine avec mouchetures en astrakan à 48 francs le pied) . 18 220 fr.

Vacher, marchand d’étoffes: Étoffe salin blanc, velours blanc, velours cramoisi, pourpre de Tyr, etc. (compris, sans doute, le salin et le velours de l’habit, veste et culotte).. 2 515 fr.

Chevalier, tailleur de S. M. : Façon du grand

manteau . 600 fr^

Façon du petit manteau . 50U fr.

Picot, brodeur de LL. MM. : Broderie du grand

manteau . 15 000 fr.

Broderie du manteau du petit costume . 10 000 fr.

Gobert, passementier : Garniture du grand

manteau et des souliers . 1 547 fr

Le manteau du grand habillement était brodé d’or et semé d’abeilles. Chacune de ces abeilles, appliquées sur du velours blanc, mesure exactement 0“',05 en longueur. Il semble que plusieurs au moins ont été détachées.

Le manteau du petit habillement était exposé au Musée des Souverains sous le n® 228 : « Il est de velours pourpre, brodé d’or et d’argent; la doublure de salin blanc brodée d’or sur les

AP ENDICE

liarements et le collet. Dans les broderies, sont enlacées des bran- • hes d’olivier, de laurier et de chêne qui entourent la lettre N. Une plaque de la Légion d’honneur est posée sur le côté. »

N® 2. Un manteau de velours vert brodé en or. — Grand costume d’Italie .

Ne se retrouve pas à l’inventaire de 1821.

N" 3. Un habit de velours pourpre brodé en or. — Costume du Sacre.

Chevalier, tailleur de l’Empereur : Façon (Habit,

veste et culottes) . 300 fr.

Picot : Broderie de l’habit de velours pourpre sur toutes les tailles, avec la veste de velours blanc et les jarretières brodées.... 3 500 fr.

Cet habit, exposé au Musée des Souverains sous le n® 229, est de velours pourpre comme le manteau ci-dessus (petit habillement ) et très orné de broderies assorties à celle du manteau ; les parements et le collet de velours blanc sont brodés de même.

Omis à l’inventaire de 1821.

Restitué en 1832 par le comte de Turenne.

N® 4. Deux habits de velours pourpre brodés en or et argent. — Grand costume de France.

11 est vraisemblable que ce sont les habits exposés au Musée DES Souverains sous les numéros 231 et 232,

23!. Habit de cérémonie. Velours pourpre brodé d’or. Il est semblable à celui que l’Empereur a porté le jour de son Sacre.

232. Habit de cérémonie. Il ne diffère de celui qui précède que par les épis brodés qui sont en argent, les branches de laurier, d’olivier et de chêne étant brodées en or.

Omis à l’inventaire de 1821.

Restitués en 1852 parie comte de Turenno»

LA GARDE-IIODE

N* 5. Un habit de velours vert brodé en or. — Grand costume d’Italie.

Musée des Souverains. N° 233. Habit de cirémonie. Velours vert brodé d’or. De même forme et ayant les mêmes broderies que l’habit porté par l’Empereur le jour de son Sacre.

Omis à l’inventaire de 1821.

Restitué en 1852 par le comte de Turenne.

N® 6. Deux habits de pou-de-soie pourpre brodé en oi et argent. — Costume du Sacre.

Picot, brodeur : Un habit de pou-de-soie pourpre, brodé sur toutes les tailles, la veste, les jarretières et les boutons . 3 500 fr.

Musée des Souverains. iV® 233. Habit de cérémonie, soie, de couleur amarante, les épis brodés avec de l’argent. Les branches de laurier, d’olivier et de chêne brodées en or.

Omis à l’inventaire de 1821.

Restitué en 1852 par le comte de Turenne.

Autre habit semblable — seulement brodé d’or.

Musée des Souverains. iV® 234. Même origine.

N® 7. Une tunique en satin blanc brodée en or. — Cos> tume du Sacre.

Musée des Souverains. iV® 223. La robe longue qui a fait partie du grand habillement de l’Empereur, le jour de son sacre, de salin blanc, brodée sur toutes les tailles; le bas de la robe brodé et garni d'une torsade en or.

Omis à l’inventaire de 1821.

• Restitué en 1852 par le comte de Turenne.

N® 8. Quatre vestes en velours blanc brodées en or et argent. — Grand costume.

'Voir n® /, § 2‘)

APTENDICE

N® 9, Trois vestes en pou-ae-soie blanc brodées en or. Grand costume d’été.

Ne figurent pas à l’inventaire de 1821.

N® 10. Une veste en pou-de-soie blanc brodée en or et argent. — Grand costume d’été.

Mdsée des Souverains. iV®‘ 236 à 238. Trois vestes de soie blanche brodées en or.

Remises par le comte de Turenne en 1852.

Ne figurent pas à l’inventaire de 1821.

N® 11. Une veste en gros de Naples blanc brodée en argent. — Costume de fantaisie.

Ne figure pas à l’inventaire de 1821.

N® 12. Deux culottes de velours blanc brodées en or et argent. — Grand costume.

(Voir n° /, § 2.)

Une note de la page 286 du Catalogue du Musée des Souverains dit que M. .de Turenne avait remis, outre les objets exposés, une culotte de velours blanc avec jarretières brodées, et que celte culotte, non exposée, était conservée au Louvre.

N® 13. Deux culottes en pou-de-soie blanc brodées en or et argent. — Grand costume d'été.

Ne figurent pas à l’inventaire de 1821.

N® 14. Deux ceintures en satin blanc brodées et frangées en or. — Grand costume du Sacre.

Ne figurent pas à l’inventaire de 1821.

On serait tenté de penser que l’une de ces deux ceintures.

LA GARDE-îlODE

est l’écharpe exposée au Musée des Souverains sous le n® 224, avec ce titre : Écharpe qui soutenait l’épée de l'Empereur, dans le grand habillement, le jour du Sacre.

N® 15. Une écharpe en taffetas violet. — Grand costume du Sacre.

Omise dans l’inventaire de 1821.

N® 16. Une écharpe en satin blanc brodée et frangée en or. Donnée par l'Impératrice Marie-Louise.

(Voir à ce sujet, Meneval. J. 297.)

Marie-Louise brodait, mais, surtout, M™® Rousseau, sa maîtresse de broderie. M”® Rousseau recevait un assez gros traitement (3 378 francs en 1810, 4 320 francs en 1811, 5809 fr. 25 centimes en 1812, 4 000 francs en 1813, 4 333 fr. 33 centimes en 1814). L”Enipereur la gratifie, d’un seul coup, de 6 000 francs le 21 février 1811. — Est-ce à propos de cette écbarpe ou du baudrier n® 18?

N® 17. Un baudrier en velours blanc brodé en or et argent, garniture en or. — Grand costume du Sacré.

Picot, brodeur : Un baudrier, grand costume, brodé en or sur fond de velours blanc, dessin en relief, monté avec garniture or massif portant sujets et ornements modelés et ciselés en relief, passé au mat, posé sur des fonds polis : pour fourniture, façon et contrôle . \ 000 fr.

Musée des Souverains. IV® S4/. Baudrier.

lieplié. il mesure 0,680.

a Deux plaques d'argent doré sont fixées aux deux extrémités : chacune d’elles est ornée de l’aigle impérial placé entre deux couronnes qui renferment la lettre JY. Le ceinturon est muni de deux

APPENDICE

porle-mousquetons d’argent doré. Il est de velours blanc brodé d'or: le dessin de la broderie est composé de la répétition d' aigles posés sur un globe et tenant des foudres dans leurs serres. Les chiffres de l’Empereur et des cornes d’abondance alternent avec chaque motif. »

Omis à l’invenlaire de 1821.

Restitué en 1852 parle comte de Turenne.

N® 18. Un baudrier en velours blanc brodé en or et argent sans garniture, brodé par l’Impératrice Marie-Louise.

(Voir Meneval I. 297 et la note du n» 46.)

On serait tenté de penser que ce baudrier pourrait avoir au moins un rapport avec le ceinturon exposé au Musée des Souverains sous le n» 242, et dont voici la description •. « Il est de soie blanche moirée. La broderie d’or est composée d'un seme d'étoiles, d’abeilles, de flambeaux d’hyménée, de carquois; sur les bords sont entremêlés des tiges de lauriers et d’oliviers. Deux plaques d'argent doré sont fixées aux extrémités. Chacune d’elles est ornée de l’aigle Impérial placé entre deux couronnes qui renferment la lettre N. — Longueur: 4^,360. »

Omis à l’inventaire de 1821.

Restitué en 1852, par le comte de Turenne

N® 19. Un baudrier en gros de Naples blanc, brodé en or avec garniture en or. — Costume du Sacre.

Étienne, ceinturier : Un baudrier de style antique, avec les garnitures d’après les dessins d’Isabey . 1 516 fr.

Omis dans l’inventaire de 1821.

N® 20. Un ôeinturon en velours blanc, brodé en or et en argent, garniture en or.

Musée des Souverains. N° 240. Ceinturon, longueur, 4 ‘^,340. Il est de velours blanc et brodé d’or. Le dessin de la broderie

LA. GARDE-RODE

tst composé de la répétition d’aigies posés sur un globe et tenant des foudres dans leurs serres. Les chiffres de l’Empereur et des cornes d’abondance alternent avec chaque motif.

Omis à l’inventaire de 1821.

Restitué par le comte de Turenne en 1852.

N» 21. Quatre paires de bas de soie brodés en or.

Panier, bonnetier : (pour le Sacre), deux paires

de bas de soie brodés en or . 144 fr.

M"” Louve, de Beuvht et C* : Broderie en finition, en or, de deux paires de bas de soie à 120 francs la paire.

Musée des Souverains. En même temps que les autres effets, le comte de Turenne avait remis quatre paires de bas de soie blanc, avec les coins brodés en or, qui étaient conservés au Louvre et n’étaient pas exposés.

N® 22. Trois paires de souliers en velours blanc — Costume du Sacre.

Jacques, bottier : Une paire de souliers en peau de daim pour servir de modèle.

Une paire de souliers en velours blanc brodé en or mat, le tour du soulier en galon d’or massif, bouffeltes en drap d’or, le dedans garni de soie . 400 fr.

Berger, cordonnier de l'Académie Impériale de musique ; Une paire de brodequins de satin blanc, brodés en or avec lassure dorée, dou¬

blés de satin blanc . 600 fr.

Le modèle . 150

Sur l'ordre de Denon. Jacques, bottier, avait fait : une sandale à la Romaine, disposée pour la cérémonie du Sacre, ornée de dessins et broderie, la semelle en liège garnie de soie en dedans e( en dehors, d’un talon en maroquin rouge ainsi que d’an galon en or rnat, faisant le tour de la sandale, laquelle était munie d’anneaux. Cette sandale de 250 francs, qui devait

APPENDICE

servir de modèle pour le Sacre, fut remplacée par une paire de souliers.

N® 23, Trois paires de souliers en pou-de-soie blanc. Costume du mariage.

Les N®* 22 et 23 sont omis à l’inventaire de 1821.

Ils étaient pourtant vraisemblablement déposés chez M. le comte de Turenne, et il est probable qu’ils firent partie des objets restitués en 1852. Seulement on ne jugea point à propos de les e.xposer au Musée des Souverains. Une note de la page 236 du Catalogue dit seulement que l’on conservait au Louvre quatre paires de souliers blancs, brodés en or.

N® 24. Deux toques en velours noir garnies de leurs plumes. — Grand costume.

N® 25. Deux chapeaux garnis de leurs plumes. — Grand costume.

État B. Inventaire des effets que j'ai laissés chez M. le comte de Turenne : Un chapeau à la Henri IV et ma toque.

« Je donne à mon fils... le chapeau à la Henri IV. »

PoüPART, chapelier particulier de l’Empereur : deux chapeaux à plumes dont un brodé d’or, réglé par Isabey, de 660 fr . . 1 020 fr.

C’est à l’un de ces chapeaux qu’était attachée la ganse ornée de vingt-six diamants composée : l®d’un gros diamant pesant 25 karas 5/8, de forme carrée longue, estimé 180 000 francs, acheté le 18 frimaire an XIII; 2® de douze brillants entourant ie gros diamant et valant 7 560 francs pièce, et 3® de treize brillants montés sur deux lignes parallèles pour former la ganse proprement dite. Au total: 365 000 francs.

Cette ganse figure au chapeau dans le dessin d’Isabey — petit habillement de l’Empereur Elle peut figurer à une loque dans des portraits postérieurs.

(Voir la note de M. Germain Bapst. Revue de Famille, XVI, page 579.)

LA r. ARDE-RODE

N* 26. Trois paires de gants brodés en or. ~ Grand costume.

M"” Louve, de Deuvry et C‘* ; Broderie en finilion en or de deux paires de ganls, à .33 fr.

M*** Foürnet, brodeuse : Une paire de ganls blancs et une paire de bas de soie blancs brodés en or . . . 94 fr.

Parmi les objets remis par M. le comte deTurenne et non exposés au Musée des Souveiains :

Trois paires de gants blancs brodés en or, une paire de ganls blancs brodés en soie, deux paires de gants blancs sans broderie.

N“ 27. Dix-sept cols en mousseline pour le costume.

N® 28. Trois paires de manchettes point à l’aiguiUe données par l’Impératrice Joséphine.

N® 29. Trois rabats point à l’aiguille donnés par l’Impératrice Joséphine.

N® 30. Une paire de manchettes point d’Angleterre.

N® 31. Un rabat point d’Angleterre.

N® 32. Deux paires de manchettes point d’Angleterre.

N® 33. Deux rabats point d’Angleterre.

M“®® Louve, de Beuvry et C‘® fournissent pour le Sacre deux ajustements composés cliacun de deux paires de cravates, une paire de manchettes et d’un col en point de réseau superflu et à dents de loups . . 4 000 fr

N® 34. Un rabat point de Bruxelles donné par la ville de Bruxelles.

N® 35. Un jabot point de Bruxelles donné par la ville de Bruxelles .

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N® 36. Deux paires de manchettes point d’Angleterre données par la ville d’Alençon.

N® 37. Deux jabots point d’Angleterre donnés par la ville d’Alençoïi.

N® 38. Une paire de manchettes point de Valenciennes donnée par l’Impératrice Joséphine.

N* 39. Un jabot point de Valenciennes dozmé par l’Impératrice Joséphine.

N® 40. Une fraise et un rabat point d’Angleterre donnés par l’Impératrice Marie-Louise.

N* 41. Une paire de manchettes donnée par l’Impératrice Marie-Louise.

Aucun des objets compris sous les n®* 27 à 41 ne fut emporté à Sainte-Hélène. Ils restèrent en dépôt chez M. le comte de Turenne. L’Empereur s’en souvint et dans l’état B, déjà cité, il indiqua comme faisant partie du dépôt : « Les dentelles de l'Empereur. » Et il ajouta : « Je donne à l’Impératrice Marie-Louise mes dentelles. »

Musée des Souverains, iV®* 226 à 227 : cravate et col de chemise, manchettes qui ont été portés par l'Empereur le jour de son Sacre. Us sont en dentelles.

A défaut de toute description, il est impossible de dire auquel des numéros de l’inventaire peut s’appliquer la désig ation du Musée des Souverains. On aura occasion, dans un travail postérieur, d’expliquer à quelle occasion ont été faits à l’Empereur les présents des villes et des Impératrices.

§ 2. Habits habillés.

N® 42. Un habit de velours violet brodé or et soie, donné par la ville de Lyon.

K® 43. Un habit de velours cerise brodé or et soie, donné par la ville de Lyon.

LA GAnDE-RODE

N® 44. Deux habits de velours ciselé brodés en soie, donnés par la ville de Lyon.

Un seul de ces habits, vraisemblablement celui en velours cerise n® 43, a été emporté à Sainte-Hélène. Mais voici pourquoi il ne figure point à l’inventaire : « Un matin que Ilortense Berirand — depuis M™® Thayer — alors âgée de neuf ans, était venue avec son père à Longwood et était entrée dans la chambre de Napoléon, l’Empereur, lui voyant une robe jaune d’une vilaine couleur et d’une vilaine étoffe, lui dit ; « Tu es bien mal habillée aujourd'hui. — Sire, repartit le grand-maréchal, la robe vient de Sainte-Hélène et le choix n’esl pas grand. — Attends, Hortense, reprit l’Empereur, je vais te donner de quoi te faire un joli caraco », et cherchant dans une armoire, il en lira cet habit qu’il mit sur les épaules de l’enfant : « Au moins, ajouta-t-il, tu seras belle. »

Gel habit a été légué par M”® Thayer à S. A. I. le Prince Victor Napoléon.'

Le Premier Consul semble avoir été représenté portant l'un de ces habits dans le grand dessin de la Signature du Concordat, par Gérard, et dans le dessin de la Visite à la Manufacture des frères Sevenne, à Rouen, par Isahey.

On ne trouve aucune indication sur la destinée des trois autres habits.

N» 45. Un habit de velours brun uni donné par l’Impératrice Marie-Louise.

Cet habit est peut-être celui qui a été fait en 1810 par Léger, tailleur de Murat, et dont plusieurs mémorialistes ont parlé. Il a été certainement fait un habit brun en 1810 (Arch. nat., 0^ fo 48) qui a été payé par la Garde-Robe, mais est-ce le même? La note de l’inventaire de 1814 « donné par l'Impératrice Marie-Louise » est précise, et, d’autre part, dans les comptes de Marie-Louise, je ne trouve aucun paiement fait à un tailleur pour habit d’homme, en dehors de la facture de 216 francs payée à Léger en 1810.

N® 46. Deux gilets de satin blanc brodés or et soie donnés par la ville de Lyon.

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N® 47. Deux vestes de velours brun uni, données par l’Impératrice Marie-Louise.

N® 48. Une culotte de velours brun uni donnée par l’Impératrice Marie-Louise.

N® 49. Une culotta de drap de soie noire.

On trouve une culotte de casimir noir et une de drap de soie noire confectionnées en janvier 1813,

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