‹ NapoléonChapitre 10 sur 66 · I. Le départ · texte numérisé non relu

I. Le départ

Le 6 mai 1800, le Premier Consul partit de Paris ; il se rendit à Dijon pour passer, comme nous venons de le dire, cette revue des militaires isolés et des conscrits qui s'y trouvaient. Il arriva à Genève le 8. Le fameux Necker, qui était dans cette ville, brigua l'honneur d'être présenté au Premier Consul de la République française ; il s'entretint une heure avec lui, parla beaucoup du crédit public, de la moralité nécessaire à un ministre des finances. 11 laissa percer dans tout son discours le désir et l'espoir d'arriver à la direction des finances de la France, et il ne connaissait même pas de quelle manière on faisait le service avec des obligations du Trésor. Il loua beaucoup l'opération militaire, qu'il voyait faire sous ses yeux. Le Premier Consul "fut médiocrement satisfait de sa conversation.

Le 13 mai, le Premier Consul passa, à Lausanne, la revue de la véritable avant-garde de l'armée de réserve. C'était le général Lannes qui la commandait ; elle était composée de six vieux régiments d'élite parfaitement habillés, équipés et munis de tout. Elle se dirigea aussitôt sur Saint- Pierre. Les divisions suivaient en échelons ; cela formait une armée de trente-six mille combattants, en qui l'on pouvait avoir confiance. Elle avait un parc de quarante bouches à feu. Les généraux Victor, Loison, Watrin, Boudet, Chambarlhac, Murât, Monnier, commandaient dans cette armée.

CAMPAGNE DE MARENGO ==-^ 8i

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