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La Correspondance

Sous le second Empire, un décret impérial du 7 septembre 1854 institua, sous la présidence du maréchal Vaillant, une commission chargée < de recueillir, coordonner et publier la correspondance de Napoléon I" relative aux différentes branches de l'intérêt public ».

En 1858, cette commission publia 15 volumes, qui vont du siège de Toulon (1793) au mois d'août 1807.

Une nouvelle commission instituée en 1864, et présidée par le prince Jérôme-Napoléon, publia encore 13 volumes, et l'ensemble de la Correspondance fournit 32 volumes in-4", dont les quatre derniers sont consacrés aux œuvres de Sainte-Hélène (1).

(I; La Correspondance a cté publiée par la librairie Pion, qui a également ?\trait de l'ensemble dix volumes de Correspondance militaire. In-i8.

Cette Correspondance est-elle complète? — Non. Elle comprend 22 000 pièces. Mais on y trouve des décrets, des ordres du jour, des Bulletins de la Grande Armée. Or, les quarante-huit cartons de la Secrétairerie d'État (Archives nationales), où reposent les minutes originales dictées par l'Empereur, contiennent plus de 30 000 pièces. Et il est certain que cette collection est elle-même incomplète. Sans compter les lettres écrites du 1" janvier 1812 au 10 novembre suivant, emportées par Napoléon et perdues ou brûlées, d'autres ont été égarées, d'autres détruites à dessein en 1 8 1 4 ou sous le second Empire. On peut donc dire, sans exagérer, qu'un tiers des lettres impériales a été laissé de côté par les éditeurs de la Correspondance.

Aussi bien, deux publications récentes nous ont donné un certain nombre de lettres inédites (1). Toutefois, ct» que nous possédons suffit amplement à nous faire apprécier la valeur de la correspondance impériale. Mieux que tout autre ouvrage, elle fait de l'Empereur lui-même l'historien de son propre règne.

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