AVANT-PROPOS
ouvrage. Jusqu’à ce jour, malgré les travaux des Anglais, dans ce champ spécial, au premier rang desquels il faut placer les EngTish Caricature and Satire on Napoléon I, on n avait pu avoir qu’une idée imparfaite des caricatures des Gillray, des Rowlandson, des Cruikshank, des Woodward. Joseph Grego, mon savant confrère londonien, dans ses importantes publications sur la vie, les œuvres et l’époque de ces deux premiers artistes, n'a reproduit que fort peu de caricatures politiques et, d’autre part, M. John Ashton n’a donné que des fragments, des bouts de croquis des estampes dont il écrivait, en quelque sorte, la, monographie. C’est donc bien la première fois que l’œuvre des artistes anglais apparaît, ainsi, dans son entier, dans toute sa saveur originale, les réductions photographiques n'ayant rien enlevé du caractère particulier à chaque composition. On a sous les yeux les documents eux-mêmes , ce qui permettra, à la fois, d'apprécier leur valeur artistique et leur importance historique, car l’histoire vit autant, aujourd’hui, de documents graphiques que des documents écrits. Ce que j’entreprends est, à proprement parler, l’étude générale de la satire crayonnée dirigée contre Napoléon ; c’est le groupement des matériaux illustrés qui serviront, quelque jour, aux écrivains futurs.
John Grasu-Carteret.
Paris, en décembre 1894.
N. B. — Les explications ou appréciations de l’auteur, placées à la suite de la description des planches, sont précédées d’un astérisque.
Bonaparte empoisonnant les malades à Jalfa.
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