‹ Napoléon en imagesChapitre 49 sur 59 · UNE REVUE DE LA NOUVELLE GRANDE ARMÉE · texte numérisé non relu

UNE REVUE DE LA NOUVELLE GRANDE ARMÉE

Derrière Napoléon, Je Diable et la Mort, les deux piliers de son État. A ses côtés, comme généralissimes, un féroce boucher de l'ile d’Elbe et un capitaine des bandits des Alpes.

Au-dessus de Napoléon, ie Démon de la guerre avec une oritlamme sur laquelle on lit : « Nous venons pour réparer nos torts, » tandis que sa main montre cette légende : « Une ambition sans bornes. »

[■ Caricature anonyme , mars 1813.]

Caricature publiée à Londres et exécutée, très certainement, par un des nombreux artistes à la solde de la coalition fixés de l’autre côte du détroit. [5 mars 1815.]

* Non seulement le faire est absolument différent des estampes habituelles dues aux artistes anglais, mais encore le dessin se remarque par une tendance très prononcée au style académique de l’école davidienne. Les mouvements des personnages, très étudiés, sont d’une exacte précision, et la mort elle-mcmc, qui ouvre la marche, se ressent, de l’éducation classique du dessinateur. Présenté sous cette forme, conçu dans cet esprit, le rire conserve un certain aspect de froideur marmoréenne qui frappe encore bien plus en présence de la fantaisie désordonnée des Anglais.

334. — Retour de Boney de l île d’Elbe, ou Le diable parmiles tailleurs. — Napoléon, s’échappant soudainement de Hic d’Elbe, entre parunefenêtre ouverte et renverse le pauvre Louis XVIH qui se trouvait sur le bord. Le monarque poussif crie : « Au secours, « au secours! je viens d’être précipité à bas de mon perchoir. » John Bull vient à son aide, et le réconforte : « Ne craignez rien, mon vieil ami, je vous aiderai à remonter; quant à « ce coquin de Boney, je vais \e coudre prochainement. »

Boney. pendant ce temps, s'est assis tranquillement sur l’établi du tailleur, disant : « Ne « vous dérangez pas, compagnons, je suis entré ici comme coupeur. Où sont ma « femme et mon fils, père Francis! (l’Empereur d’Autriche). » Ce dernier tremblant, un carreau d’une main et les ciseaux de l’autre, lui répond : « J’enverrai promptement une « réponse. » La Hollande, terrifiée, s’écrie : « C’est le Diable ! » La Russie, montrant un knout, ajoute : « Je veux prendre sur lui quelques mesures de cosaques. » Le vieux Blücher, avec une énorme paire de ciseaux, s'avance au-devant de Napoléon, en disant : « Coupeur, oui vraiment. Oui! oui! je vous taillerai, maître Boney. »

La Prusse, tout en causant, réfléchit ; « Sans doute, vous nous avez préparé un peu d’ou- « vrage, mais vous ne serez jamais le maître ici. »

Talieyrand se cache sous l’établi, et le pauvre Pape, se roulant à terre, oublie la charité chrétienne pour s’écrier : « Que ce compagnon soit maudit; si j’avais la force d’un « taureau, je l’enverrais d’un coup de pied en enfer! Que je sois damné, s’il n’y a pas là « de quoi faire jurer un saintl »

Caricature de George Cruikshank , G. H. invertit , 21 mars 1813.

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