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Aff. Elr., Rome, n^ 935, f 6i

472 MARENGO (l800-i802)

garnison napolilaine resta dans 111e avec les Anglais, pour lesquels elle fut un appoint précieux; car elle se ravilaillail en Sicile, par Messine, et les soldats du chevalier Bail et du général Fox en profitaient. L'accord était entre eux parfait.

A ce moment Talleyrand fit une dernière tentative pour arracher Malte aux Anglais. Il écrivait, le 28 mars 1803, à Alquier : c Si la cour de Naples désirait établir sa domination immédiate sur Malle, le Premier Consul ne verrait aucun inconvénient politique à favoriser ce vœu. » L'ambassadeur était néanmoins invité à faire de cette communication un usage prudent*.

Ces avances ne furent pas accueillies. Acton se montra tout à fait indifférent à l'occupation définitive de Malte par les Anglais. Il voulait bien convenir que TAngleterre avait des torts, mais il s'exprimait en ce sens « avec toute Tindulgence de l'affection la plus vive et du ton dont on avoue les erreurs d'un ami ». Il affirmait qu'on s'entendrait à merveille avec l'Angleterre lorsqu'on lui aurait donné les déclarations qu'elle demandait sur le Piémont, Parme et Plaisance. Et Alquier ne pouvait pas retenir sa colère contre ce ministre qu'il se sentait incapable d'attacher au système français.

« Qu'attendre, écrivait-il à Talleyrand, de la cour de Naples tant qu'elle sera dirigée par un sujet britannique, par un homme qui tient à L'Angleterre par sa fortune, par son titre honorifique, celui de baronnet, par son origine, par tous les liens enfin qui déterminent Taffection dans un homme privé, subjuguent l'opinion dans un homme public, et dont il est impossible de s'affranchir sans une force de caractère infiniment rare. Tout est anglais autour du chevalier Acton, les titres, les espérances, les formes extérieures, les discours; son épouse n'a pas d'autre litre que milady; il vient de placer son neveu dans la marine; quand il parle des Anglais, il dit notis, et lorsqu'il y a quinze jours le roi et la reine ont nommé son enfant, dans la chapelle du palais, le ministre d'Angleterre a été seul invité, avec les personnes de distinction de sa nation qui se trouvaient à Naples....

« Dois-je craindre de trop rappeler à l'attention et à la prévoyance du gouvernement un ennemi implacable qui, dans le

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