‹ Napoléon en ItalieChapitre 108 sur 423 · Aff. Elr., Rome, n» 934, r · texte numérisé non relu

Aff. Elr., Rome, n» 934, r

< dambassadeur-commissaire-lieutenant », pour y annoncer son arrivée prochaine, faire retirer la garnison anglaise, tout préparer pour sa réception solennelle. Les chevaliers de Tordre furent invités à venir à Messine, pour accompagner le grand-maître à sa capitale et l'assister dans la reprise de ses fonctions et de ses droits, € J'espère, écrivait Buzy à Cacault, que nous allons en finir », et il brûlait de montrer ainsi son dévouement à la « grande nation firançaise^ ».

. Le ministre anglais à Malte, le chevalier Bail, répondit le 2 mars au commandeur Buzy qu'il n'avait pas d'instructions de son gouvernement pour évacuer l'île, et que le grand-maître ferait mieux de rester à Messine. Le ministre français, général Vial, intervint pour soutenir Buzy : Bail allégua que les puissances garantes, selon le traité d'Amiens, du rétablissement de Tordre de Halte, n'avaient pas encore toutes fait connaître leur opinion. Vial protesta contre un pareil prétexte, que cette garantie ne pouvait point être nécessabe à l'exécution d'un traité conclu entre la France et l'Angleterre, que le chevalier Bail n'avait pas besoin d'instructions spéciales de son gouvernement, que ses pleins pouvoirs, jadis communiqués à son collègue français, l'invitaient absolument à accomplir avec la plus grande fidélité les engagements du traité de paix, que s'il s'y refusait plus longtemps, le gouvernement français en appellerait au jugement des grandes puissances, au tribunal de l'Europe '. Le grand-maître aussi prenait son rôle au sérieux et parlait de porter à Malte < sa poitrine et Tétendard de Saint Jean ' ». ^

Tout fut inutile. Les troupes anglaises n'évacuèrent pas Malte. La publication du rapport Sébastiani au Moniteur éclairait le gouvernement de Londres sur les intentions de la France et lui fournissait des prétextes ^ Le 8 mars, le discours du trône au Parlement britannique annonçait déjà la prochaine ouverture des hostilités. Au moment où le pape invitait l'Angleterre à permettre la restauration de Tordre de Malte % la guerre commençait. La

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