‹ Napoléon en ItalieChapitre 17 sur 423 · Coït., III, 1801 : au citoyen Faypoult, 15 mai · texte numérisé non relu

Coït., III, 1801 : au citoyen Faypoult, 15 mai

« Au moyen de ce traité, la République de Gênes se trouve notre amie naturelle * ». L'épithèle est de trop.

Entre Venise et Gênes, il ne restait plus que Milan à organiser pour que l'œuvre fût complète. Bonaparte y donna des soins particuliers^

Dès son entrée à Milan, il avait constitué un gouvernement provisoire cisalpin; mais en vcrité Tadministration du pays appartenait presque totalement au\ généraux et commissaires français. Puis la République Cispadane s'était fondée spontanément en décembre 1796 et le général lui avait envoyé des encouragements chaleureux. Mais il ne fut pas content des élections qui y eurent lîeu au mois d'avril 1797; les prêtres s'en étaient beaucoup occupés; des cardinaux et des évoques étaient venus exprès de Rome pour diriger les choix du peuple, dictant des listes, influençant toutes les élections. Aussi Bonaparte écrivait-il au Directoire : « La République Cispadane, comme la Lombardie, a besoin d'un gouvernement provisoire pendant trois ou quatre ans, pendant lesquels on cherchera à diminuer l'influence des prêtres; sans quoi vous naurez rien fait en leur donnant la liberté ». Ce qui revient à dire qu'il fallait leur ôter la liberté pour qu'ils en jouissent mieux; c'était bien le fond de toute la pensée politique de Bonaparte.

Il commença par couper en deux la République Cispadane. Les Légations de Romagne furent réunies à Bologne : on oublia que les préliminaires de Léoben les réservaient à Venise. Reggio et ModÈne furent mises sous la même administration que la Lombardie, le 9 mai 1797.

Le gouvernement provisoire de Milan s'efforçait de hâter Tachèvement d'une consiitutjon définitive, par laquelle il espérait échapper à la domination élrangère. Bonaparte suspendit son activité, comme il disait, et créa quatre Comités chargés de rédiger les lois militaires, civiles, rinancières et administratives qui devaient accompagner la Constitution. Quant à la Constitution, il se chargeait lui-même du travail. 11 se chargeait aussi de faire pour la première fois tous les choix. Il espérait ainsi que prochainement La nouvelle République italienne serait parfaitement organisée et

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