‹ Napoléon en ItalieChapitre 245 sur 423 · AIT. Etr., Naples, n'' 131, f^ 3 et s · texte numérisé non relu

AIT. Etr., Naples, n'' 131, f^ 3 et s

Le résultat fut vile counu. Ruffo s'était fait précéder d'une lettre à Talleyrand; il y reçut bientôt cette réponse : « Le voyage que Votre Éminence désire faire est désormais sans objet, le sort de TÉtatde Naples étant déterminé sans retour; les changements qui sont survenus et ceux qui surviendront par la suite t)e laissant à Votre Éminence d'autres moyens d'exercer son zèle que ceux qui peuvent naître de ses rapports personnels avec le Saint-Siège, c'est à Rome qu'elle doit naturellement se diriger, et je ne doute pas que pendant le séjour qu'elle y fera, elle ne se croie obligée d'employer tous les moyens qui sont en son pouvoir pour propager dans l'esprit de ses compatriotes les dispositions de soumission et de paix qui ne leur sont pas moins recommandées aujourd'hui par le sentiment de leur intérêt que par celui de leur devoir » \

Et Napoléon écrivait à Joseph : « Je reçois la nouvelle que la cour de Naples m'envoie le cardinal Ruffo avec des propositions de paix. Je donne des ordres pour qu'on l'empêche de venir à Paris. Vous devez attaquer sans délai et faire toutes vos dispositions pour vous emparer du royaume de Naples sans écouter aucune des propositions de paix, d'armistice ou de suspension d'armes qui pourraient vous être faites; vous devez au contraire les rejeter toutes, quelles qu'elles soient.... Vous devez donner les assurances les plus formelles que le roi de Naples ne remontera plus sur son trône. Vous ferez entendre que cela est nécessaire au repos du continent, puisque deux fois il Ta troublé » *. Pour couper court à tout, la proclamation de Schœnbrunn fut insérée au Moniteur du 1" février 1806.

< C'est assez vous dire, écrivait l'Empereur, que la race des rois de Naples a cessé de régner » ^.

Joseph Bonaparte était destiné à la succession qui s'offrait. Dès le 19 janvier, de Stuttgart, Napoléon lui avait écrit : « Je veux sur ce trône asseoir un prince de ma maison, vous d'abord,* si cela vous convient; un autre, si cela ne vous convient point. » Mais assurément il n'avait pas l'intention de reconnaître au nouveau roi une complète indépendance : « Je vous ai, je crois, déjà

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