Gorr., XVI
Prevesa, Delvino, qui commandaient l'entrée de quelques-unes des vallées de pénétration dans rinlérieur du pays ottoman. A quoi eût servi Corfou si de là on n'avait pas pu mettre le pied sur le continent*?
Mais bieut.ôt les Anglais, renseignés enfm sur quelques-unes des conditions des traités de Tilsit, résolurent de ne pas laisser Corfou au pouvoir de Napoléon^ Ils y envoyèrent des vaisseaux el, à la fin de novembre, Berlhier et Donzeloty furent étroitement bloqués, d'autant mieux qu'Ali de Janina, très mécontent et inquiet d'avoir les Français pour voisins, leur refusait, malgré les menaces et les prières, tout secours d'approvisionnement. Corfou allait-elle donc passer de la domination des Russes à celle des Anglais? Les entreprises de Napoléon sur l'Orient en eussent été déjà compromises.
1. Pour les difficultés avec Ali, voir ma Politique Orientale de Napoléon^ ch. vn, p. 267-280.