I^s Français occuperont l'Egypte
8. — La navigation de la Méditerranée ne sera permise qu^aux navires cl vaisseaux français, russes, espagnols et italiens. Toutes les autres nations en seront exclues.
9. — Le Danemark sera indemnisé dans le nord de l'Allemagne par le$
léon aurait eue de se rendre en Italie pour traiter la question d'Espagne! Lorsqu'il voulut s'en occuper vraiment, il alla à Bayonne. Certes les deux frères s'entretinrent sans doute de la cour de Madrid; Napoléon reçut à Milan une lettre du roi Charles IV, qui lui annonçait sa réconciliation avec le prince des Asturies et demandait pour lui la main d'une princesse de la famille impériale. Napoléon songea à une fille de Lucien et y vit le moyen de s'accorder avec lui s'il voulait enfin se séparer de sa seconde femme. Ils se rencontrèrent à Mantoue et ne s'entendirent pas sur ce point : Lucien ne consentit qu'à envoyer sa fille Charlotte à Paris, mais non pas à répudier Mme Jouberthon \ Ce projet de mariage n'eut du reste pas plus de succès que celui dont il avait été jadis question entre Eugène et une princesse napolitaine. Il n'y eut jamais de ces alliances entre les Bonapartes et les Bourbons. Charlotte, reçue chez sa grand'mère Bonaparte, y écrivit des lettres trop libres sur la cour de l'Empereur et sur TEmpereur lui-même. On les fit passer par le cabinet noir; elle comparut devant un solennel conseil de famille, et elle fut renvoyée à son père.
Déjà Napoléon avait d'autres desseins et les destinées des Bourbons s'accomplirent, en Espagne comme à Naples.
Il ne fut pas autrement parlé de l'Espagne dans ce voyage de Venise. L'Empereur s'y occupa de l'Italie et de l'Orient, tout naturellement; il est possible de reconstituer sa pensée avec les documents et les faits qui se groupent autour de lui à ce moment. Napoléon prit avec Eugène les mesures suprêmes pour Toccupation de Rome et le général Miollis commença de réunir les troupes qu'il y devait conduire.
Tilles hanséatiques, sous la clause cependant qull consentira à remettre son escadre à la France.
10. — Leurs Majestés les Empereurs de Russie et de France' conviendront ensemble d'un règlement, d'après lequel il ne sera permis à l'avenir à aucune puissance de mettre en mer des navires marchands, à moins qu'elle n'entretienne un certain nombre de b&timents de guerre.
Signé : Talletband. Kourakin.
Ce texte parut dans la Gazette de Madridy le 25 août 4812, et fut reproduit par les journaux anglais en 1822.