‹ Napoléon en ItalieChapitre 362 sur 423 · Eugène, III · texte numérisé non relu

Eugène, III

reprendre cette habitude; cela ne gênerait pas la princesse, si vous vous couchiez à onze heures avec elle; et, si vous finissez votre travail à six heures du soir, vous avez encore dix heures k travailler en vous levant à sept ou huit heures'. »

On voit que TEmpereur poussait très loin le détail de ses directions;, à plus forte raison lorsqu'il s'agissait de l'administration du royaume. Il était extrêmement exigeant en matière de renseignements, n*était jamais satisfait des rapports qu*il recevait, ou du moins le disait, car son système était de toujours gronder, pour tenir ses fonctionnaires ea haleine. Aussi bien, le gouvernement du royaume d'Italie ne présentait-il pas de grandes difficultés. U y eut très peu de désordres. Pendant la guerre de 1805, les habitants du boui^ de Grespino, près de Rovigo, se déciarèrenl pour les Autrichiens, firent du mal à quelques détachements français. Par le décret du 11 février 1806, Napoléon sospendU indéfiniment dans cette commune Texercice des droits de citoyen et y rétablit, en matière de police, les habitudes de Tadministration autrichienne, c'est-à-dire la peine du bâton. Les rebelles s'humilièrent, sollicitèrent leur pardon : t Mon tils, écrivit TEmpercur, j'ai reçu la réclamation de la commune de Grespino. Je n'entends pas raillerie; mes drapeaux ont été insultés, mes ennemis accueillis; il faut du sang pour expier le crime de cette révolte. Si cette commune veut se laver de l'opprobre dont elle est couverte, il faut qu'elle livre les trois principajix coupables, pour être traduits devant une commission militaire et être fusillés avec un écriteau portant ces mots ; t Traditori al liberatore d'Ualia e alla patria italiana. » Alors je pardonnerai à la commune et je révoquerai mon décret. » Tout de même il n'y eut pas d'exécution capitale; il y eut trois Condamnations par contumace; le décret impérial ne fut révoqué qu'au bout d'un an. Il y eut aussi, dans le même temps, quelques troubles dans le Parmesan; Eugène les réprima sans beaucoup de peine*.

Les rapports avec les principaux personnages du royaume furent aussi assez faciles. Il y eut seulement une assez vilaine affaire de mœurs^oii fût mêlé le cardinal Oppizoni, archevêque de Bologne; il y eut scandale. Le préfet de Bologne engagea une

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