AIT. Etr., Napleî*, n
françaises de 8 à 40 000 hommes puisse traverser TÉlal de Naples en passant par la route la plus éloignée de la capitale et la plus rapprochée de TAdrialique, à Teffet de s'embarquer à Otrante et à Brindes pour se rendre en Egypte; auquel cas lesdites troupes, pour éviter toute difficulté, seront mises en possession des forts de la province d'Otranle et recevront des magasins du roi, les subsistances et Tétape jusqu'au moment de rembarquement, pour lequel Sa Majesté promet aussi tous les moyens d'assistance qui seront à sa disposition. Et si, pour des raisons quelconques, l'embarquement ne pouvait avoir lieu, il est convenu que les troupes sus-mentionnées ne pourront séjourner dans l'État de Naples au delà d'une année à dater du jour de l'échange des ratifications du présent traité. 11 est en outre expressément entendu que la présence des troupes françaises dans lesdites provinces ne dérangera en aucune manière leur administration civile qui continuera d'être exercée par les agents de Sa Majesté le Roi des Deux-Siciles.
2. — La République Française pourra aussi établir à Pescaire un corps de 3 000 hommes, qui recevra sa subsistance et ses étapes des magasins du Roi. L'établissement et le séjour de ces troupes ne pourra pas être prolongé sur le territoire de Sa Majesté Sicilienne au delà du terme fixé par l'article précédent pour le corps qui occupera la province d'Otrante.
3. — n est expressément convenu qu'immédiatement après la signature du présent traité et sans qu'il soit besoin d'attendre l'échange des ratifications, les deux corps de troupes désignés dans les deux articles ci-dessus pourront entrer dans les États du Roi pour se rendre à leur destination.
4. — Sa Majesté Sicilienne s'engage à mettre à la disposition de la République Française, jusqu'à la paix générale, trois frégates, chacune de 40 canons, ayant leur gréement complet, leur artillerie, des vivres pour trois mois, et mises en état de recevoir les équipages français ; les trois frégates seront conduites, dans un mois au plus tard, à dater de réchange des ratifications, dans le port d'Ancône, par les soins et aux risques du gouvernement napolitain, qui sera tenu de les remplacer, si, pendant le trajet des ports du royaume à celui qui vient d'être désigné, ils étaient interceptés par l'ennemi *.
La préoccupation essentielle de Bonaparte était donc alors d'employer le royaume de Naples comme une base d'opérations pour disputer la Méditerranée aux Anglais et secourir TÉgypie. Menou, en effet, venait d'être battu à Canope, et les Anglais pré-