I. Voir les plans aux Arch. Nat. O
L'Empereur approuva ces dispositions, recommandant de bien distinguer les travaux urgents de ceux qui Tétaient moins : « Il faut préparer le palais, dit-il, de manière que je puisse Thabiter si je vais à Rome le printemps prochain » (17 août 181 1). Et on se mit tout de suite à la besogne. Ce n'était guère que travaux d'appropriation ; on alla assez vite. On présenta dès lors à l'Empereur le projet des sujets de tableaux destinés à la décoration : V Empereur donnant le Code de ses lois à Rome ; L'Empereur ordonnant les embellissements de Rome ; Trajan distribuant les sceptres de l'Asie; Alexandre qui pour éloigner le sommeil tient une boule suspendue au-dessus d'un vase d'airain (Napoléon d'un vigoureux coup de griffe, effaça ce sujet, et nous n'avons pas lieu d'en être surpris). Il garda, pour le plafond de son grand cabinet de travail : Jules César dictant des ordres à plusieurs secrétaires, et, chez l'Impératrice, La reine Mathilde occupée avec ses dames à broder les exploits de Guillaume le Conquérant, son époux.
Il adopta un projet de médaille singulièrement heureux : L'aigle impériale de retour au Capitole \
La fourniture des meubles fut adjugée le 24 juillet 181 1. On fit l'inventaire du mobilier du Quirinal, de celui du Vatican à destination du Quirinal. Tout se prépara comme on l'avait prévu. Le cabinet de l'Empereur fut particulièrement soigné ; il avait une vue magnifique sur toute l'étendue de Rome qu'il dominait comme un maître ; quel prodigieux spectacle : Napoléon regardant Rome en méditant sur l'achèvement de son Empire !
En février 18 13, Champagny, devenu Intendant Général de la Couronne, pressait l'achèvement : « Il y a tant de choses à faire à Rome sur un revenu borné et qui le sera bien davantage lorsqu'il y aura un grand dignitaire gouver-