‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 141 sur 225 · I. Id. O · texte numérisé non relu

I. Id. O

DaiAULT. — Grand Empire. 17

neur, qu'il faut consacrer de préférence tous les fonds à l'objet le plus important, et cet objet est la restauration et l'ameublement du Quirinal \ »

L'architecte Berthault y passa et en fit son rapport le 4 mars ï8i3. Il y constate que tout est fait avec autant de soin que de solidité, sauf la menuiserie et la serrurerie qui laissent à désirer par suite de l'insuffisance de la maind'œuvre. Par contre, on a la ressource précieuse des marbres d'Italie ; les chambranles des portes des appartements de Leurs Majestés sont en beau granit oriental ; il est dommage qu'on ne puisse pas en avoir aussi facilement en France. Les portes des appartements sont en acajou, les moulures en bronze doré. Il y a un devis de glaces qui monte, pour celles qui pressent, à 218.12^ fr. 5o ; pour celles qui pressent moins, à ^6.56o fr. /^o. Tout sera prêt dans deux mois, y compris les appartements du Roi de Rome.

Berthault est donc content. Mais il est évident que tout cela est provisoire, et chacun se persuade que l'Empereur, dont l'imagination est magnifique, n'en sera pas longtemps satisfait : dès qu'il sera à Rome, il concevra forcément une autre installation. Il ne s'agit pas de revenir aux somptuosités du plan Perosini ; mais S terni a en tête un plan plus pratique, mieux adapté aux circonstances, et peut-être aussi grandiose. Il faut là-dessus lui laisser la parole :

« S'il in' était permis d'exposer mon sentiment, je proposerais un plan dont l'exécution est réservée à notre grand Empereur. Mon projet est absolument digne de lui, j'en réponds, et, avec la même dépense que portent les autres projets énoncés — soit environ un million — Sa Majesté aurait un palais à Rome correspondant à sa grandeur. Par ce moyen son nom resterait éternel dans cette ville magni-

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