‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 37 sur 225 · I. YII · texte numérisé non relu

I. YII

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ses fils (disons : pour son fils) accumuler en avare l'infini des peuples et des territoires*. »

Louis est roi en Hollande. Il veut régner, il ne le peut sans ménager les relations commerciales du royaume avec l'Angleterre, sans aller àTencontre du blocus continental, donc des intérêts de 1 Empire. Il regimbe contre la surveillance non dissimulée dont il est l'objet de la part du ministre de l'Empereur, un ministre de l'espèce revêche, M. de La Rochefoucauld. Il est appelé à Paris : « La Hollande, dit l'Empereur, est entièrement une colonie anglaise et plus ennemie de la France que l'Angleterre... Je veux manger la Hollande! »

Le 3 décembre 1809, dans l'Exposé de la situation de r Empire^ au Corps Législatif, l'Empereur déclare, en termes encore voilés : « La Hollande, placée entre l'Angleterre et la France, en est également froissée. Cependant elle est le débouché des principales artères de mon Empire. Des changements deviendront nécessaires ; la sûreté de mes frontières, et l'intérêt bien entendu des deux pays Texigent impérieusement''. »

Le ai décembre. Napoléon, de Trianon, écrit au roi : « Monsieur mon frère, Votre Majesté désire que je lui fasse connaître mes intentions sur la Hollande. Je le ferai franchement. Quand Votre Majesté est montée sur le trône de Hollande, une partie de la nation hollandaise désirait une réunion à la France. L'estime que j'avais puisée dans l'histoire pour cette brave nation ma porté à désirer qu'elle conservât son nom et son indépendance. Je rédigeai moi-même sa constitution qui devait être la base du trône de Votre Majesté, et je l'y plaçai. J'espérais qu'élevée près de moi Elle aurait eu pour la France cet attachement que la nation a droit d'attendre de ses enfants et à plus forte raison de seg

ï. Napoléon et sa famille, V, I, 26.

i. Corr. de Napoléon, XX, 5o.

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