‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 72 sur 225 · JOSEPH EN ESPAGNE · texte numérisé non relu

JOSEPH EN ESPAGNE

Le Moniteur raconte alors tout au long les opérations des armées d'Espagne. Elles sont bien longues et bien vaines ; un rocher qui sans cesse retombe. Les Anglais ont été repoussés en Portugal, après Talavera ; mais ils y sont solidement cramponnés : la ténacité est une grande part de leur génie militaire, personnifié dans Wellington.

Les Espagnols sont insaisissables. Il leur arrive du reste d'accepter la lutte, et alors elle coûte cher des deux côtés. Ils résistèrent longtemps dans Girone. Gouvion Saint-Cyr fut remplacé par Augereau. Suchet s'établit solidement en Aragon, mais il n'alla pas plus loin, pour le moment. Le reste de la péninsule est travaillé par d'innombrables guérillas. Les contrebandiers aussi sont redoutables ; ils ne se distinguent guère des guérilleros. Il y a des « quadrilles » sur toutes les routes, notamment sur la route de France ; les courriers sont régulièrement arrêtés vers Pancorbo, près de rÉbre supérieure, entre Vittoria et Burgos. De Paris à Madrid, la correspondance est lente, incertaine. Madrid est souvent coupé de Paris.

L'Empereur était reparti de Valladolid en janvier 1809, très vite, rappelé en France par les armements de l'Autriche, son œuvre inachevée dans la péninsule. Il y avait apparence

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