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NAPOLÉON ET JOSEPH AU COMMENCEMENT DE l8l2 137
rement tenues ; les grands mouvements de troupes nécessités par le conflit avec la Russie absorbaient toutes les ressources financières. C'est à ce moment que les équipages impériaux furent ramenés à Yittoria ' .
Cependant, le péril immédiat d'une attaque russe étant passé et l'engagement suprême remis à 1812, lEmpereur ordonna l'annexion de la Catalogne et sa division en quatre départements. Il y envoya des préfets et des sous-préfets français ".
Les généraux français, dans la péninsule, se montraient tout aussi indépendants que par le passé, n'y montraient pas moins de mépris pour l'autorité royale. Marmont, après Masséna, restait le maître de l'armée de Portugal. Suchet, après avoir conquis Valence, en janvier 181 2, s'y comportait comme dans une principauté souveraine. Soult était toujours en Andalousie ; Joseph le rappelait vers Madrid pour couvrir la capitale contre la menace de Wellington ; Soult refusait, invitait le roi à le rejoindre en Andalousie. Joseph l'accusait de vouloir se tailler dans le sud de l'Espagne une principauté ou un royaume indépendant ; Soult l'accusait de tenter un rapprochement avec l'Angleterre par lintermédiaire de Lucien \ Tout cela n'était pas joli.
Le 16 mars 18 12, l'Empereur confia le commandement de toutes ses armées en Espagne au roi Joseph, le maréchal Jourdan devant remplir les fonctions de chef d'état-major. Suchet, Soult et Marmont, en furent informés ; ils furent invités à se conformer à tous les ordres qu'ils recevraient du roi pour faire marcher les armées dans une même direction *. Mais l'Empereur est bien loin ; il va partir pour Dresde et le Niémen.