‹ Napoléon et l'EuropeChapitre 114 sur 235 · De Clercq, Recueil des traités de la France, II · texte numérisé non relu

De Clercq, Recueil des traités de la France, II

2 3o L ALLEMAGNE ET L OCCIDENT APRÈS TILSIT

Le même jour, une convention militaire régla les détails de l'occupation du Portugal. L'Espagne eût voulu en être chargée seule ; Napoléon tint à l'y aider, et même à prendre la plus grosse part de la besogne.

Le i8 octobre, Junot passa la Bidassoa, les troupes espagnoles se mirent en mouvement sur Porto et sur les Algarves. Le Moniteur du 1 3 novembre annonça la chute de la maison de Bragance, comme, deux ans auparavant, la chute des Bourbons de Naples. Le 27 novembre, le régent de Portugal s'embarqua pour le Brésil, avec la vieille reine. Le 3o, Junot entra à Lisbonne. Le Portugal était conquis.

A ce moment arrivèrent à Paris d'extraordinaires nouvelles de Madrid : l'arrestation du prince des Asturies accusé de conspiration contre son père, l'instruction de son procès, la menace de sa déchéance. Les derniers Bourbons régnants se déchiraient eux-mêmes.

La pensée de Napoléon s'attacha aux destinées de cette malheureuse Espagne, un pays à « régénérer «, c'est-à-dire à confisquer.

Page 1