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L ALLEMAGNE NAPOLÉONIENNE

Parmi ces difficultés qui ne devaient pas cesser de grandir, la France et la Hollande purent conclure pourtant, en conséquence du traité de Tilsit, le traité de Fontainebleau du 1 1 novembre 1907. — La Hollande s'agrandissait de rOst-Frise, de la principauté de Jever, des seigneuries de Varel et Kniphausen ; elle cédait Flessingue à la France, La possession de ce port était particulièrement précieuse à Napoléon, dans l'organisation de son système continental.

Mais il fallait quand même que la Hollande s'arrangeât pour éloigner le commerce anglais de ses ports et de ses côtes ; elle était partie essentielle du système ; il ne fallait pas qu elle le compromît par sa faiblesse. >iapoléon écrivait à Louis : « J enverrai des colonnes mobiles pour confisquer les marchandises anglaises et arrêter les propriétaires. » Et Ghampagny, accentuant la menace du maître en forme de prophétie : « Si les fonctionnaires hollandais continuent à agir de la sorte, l'Empereur, usant du droit de conquête, sera contraint de faire régir la Hollande par une administration française ' . »

L'Aillemagne était plus docile. A la veille de Tilsit les princes allemands avaient multiplié auprès du vainqueur les demandes d'argent et de territoires, en les faisant apostil- 1er par le prince-primat qui ne s y refusait presque jamais : c'était en somme une tradition de l'ancien régime, renouvelée dans de fortes proportions depuis le Congrès de Rastadt. Dans la même intention, plus encore que dans un sentiment de reconnaissance, il y eut un grand concours des princes de la confédération à la fête du i5 août 1807, qui fut à Paris particulièrement brillante.

Ensomme,avec les remaniements qu'elle subit après Tilsit, la confédération du Rhin allait se trouver composée en 1809 de 36 Etats. On les reconnaîtrait encore en partie sur la

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