I. Corr., XIII
3o lÉNA. BERLIN
lion des gardes nationales, et 1 envoi soudain du corps central qui est à Pai'is. »
Il n'est pas sûr que ces précautions eussent été efi&caces contre une vigoureuse attaque de TAngleterre. On pourrait y voir un point faible dans l'organisation défensive de lEmpire.
Le lien entre les réserves laissées en France et la Grande Armée en marche au cœur de l'Allemagne était assuré par les troupes de Kellermann, établies dans la région de Mayence.
Comme la droite était faite par Eugène avec l'armée d'Italie, la gauche était représentée par une armée du Nord, dont le commandement était réservé au Roi de Hollande, Louis avait alors d'autres soucis : il eût voulu fonder un ordre de décoration et surtout se faire couronner ; il se plaignait que sans cela son établissement en Hollande paraissait n'avoir qu'un caractère provisoire. Et Napoléon le raisonnait doucement : « Ne point instituer d'ordre et retarder votre couronnement ne constitue point un régime provisoire. Il est tout simple que vous annonciez que votre couronneflient n'aura lieu que dans un an et à une époque agréable aux Hollandais, Je n'ai été couronné que six ou sept mois après mon avènement à la couronne ; il y a des princes qui ont été six ans sans l'être ; le roi de Bavière ne l'est pas encore. Croyez-en mon expérience et mon tact des affaires : qui va lentement va bien ; qui se presse fait des sottises. En fait de gouvernement le principe est de ne jamais revenir. Dans un an la paix aura lieu, ou des victoires auront agrandi vos Etats, et votre couronnement sera brillant \ »
En attendant ces grandes fêtes, Louis devait établir son quartier général à Wesel, se tenir au courant des manoeuvres des vaisseaux anglais, et si elles lui laissaient du loisir, avoir