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I. AfT. Etr., Corr, de Russie, vol. 148, i

4o6 LA CINQUIÈME COALITION

mels sur les conditions de la paix qui suivrait cette campagne. Il est vrai qu'il n'eut pas à préciser la nature et la portée de ces engagements; mais c'est parce qu'Alexandre nelelui demanda pas: le tsar pouvait saisir l'occasion, exiger, en intervenant dans la guerre, le respect de l'intégrité territoriale de l'Autriche, un règlement à son profit de la question de Pologne, imposer à son allié un partage de bénéfices.

Alexandre n'eut pas cette politique simple et droite. Il ne rompit pas non plus franchement avec la France. Il eut un langage double.

D'une part, il promit à Napoléon tout son concours militaire: « L'empereur Napoléon, disait-il à Caulaincourt, trouvera en moi un allié qui agira franchement et qui ne fera rien à demi. » Il écrivait à l'Empereur : « Votre Majesté peut compter sur moi ; mes moyens ne sont pas bien grands, ayant deux guerres déjà sur les bras, mais tout ce qui est possible sera fait. Mes troupes sont concentrées sur la frontière de la Galicie et pourront agir sous peu. .. Votre Majesté y verra, j'espère, mon désir de remplir simplement mes engagements envers elle... Elle trouvera toujours en moi un allié fidèle \ »

D'autre part, en même temps, il disait à Schwarzenberg que « rien ne serait oublié de ce qui serait humainement possible pour éviter de porter des coups aux Autrichiens, qu'il ne pouvait s'empêcher de faire des vœux pour leur succès ; que ses troupes auraient l'ordre d'éviter autant que possible toute collision ; que leur entrée en campagne serait soigneusement retardée" ».

Mieux même, il envoyait auprès de Napoléon, sous le prétexte d'une démonstration d'amitié, l'agent le plus subtil et

1. Aff. Élr., Corr. de Russie, vol. 148, f" 298. — A. Vandal, II, 72.

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