‹ Napoléon et l'EuropeChapitre 207 sur 235 · I. A. Yandal. II · texte numérisé non relu

I. A. Yandal. II

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de la Russie ne permettrait jamais d'y consentir. A quoi Caulaincourt, assez embarrassé, répondait que la possession de la Galicie par la Russie serait inquiétante pour le monde entier et menacerait réellement Tindépendance de l'Europe (sic), qui devait encore plus craindre le rétablissement du royaume de Pologne entre les mains de la Russie qu'entre celles de la Saxe.

D'ailleurs, ajoutait Caulaincourt, pourquoi l'armée russe n'est-elle pas entrée la première en Galicie ? Elle aurait été la maîtresse de contenir ou de diriger le mouvement national polonais. Au contraire, elle n'a à l'égard de l'Autriche, l'ennemi commun, que les ménagements les plus extraordinaires ; les troupes polonaises ont saisi une correspondance des plus suspectes entre le prince Gortchakof et l'archiduc Ferdinand; la princesse Galitsyne, femme du général qui commande l'armée russe aux frontières de la Galicie, est à Vienne, et elle s'y répand en propos qui n'ont rien d'aimable pour la France et pour l'empereur Napoléon V

Le tsar Alexandre parut très sincèrement touché de ces reproches mérités; il affirma qu'il mettrait ordre à tout cela, qu'il punirait sévèrement les coupables ; il remercia Caulaincourt de lui avoir parlé avec cette franchise, et dans un élan d'émotion, il daigna l'embrasser.

Mais l'armée russe ne bougea point, et Napoléon resta seul sur le Danube devant l'archiduc Charles.

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La bataille d'Aspern-Essling, livrée les 21 et 22 mai 1809, fut terrible. Napoléon put faire passer sur la rive gauche du

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