‹ Napoléon et l'EuropeChapitre 54 sur 235 · I. AfiF. Etr., Corr. de Prusse, vol. 240, f>J · texte numérisé non relu

I. AfiF. Etr., Corr. de Prusse, vol. 240, f>J

aoo LA POLOGNE. EYLAU

Les articles de Bartenstein furent communiqués à l'Angleterre. Lorsqu'on parla à Canning, écrit M. Sorel, d'adhérer au traité de Bartenstein, il répondit que le projet de réorganiser l'Allemagne et de confédérer le Nord sous le roi de Prusse « donnerait à ce prince une suprématie militaire qui ne ressemblerait pas mal à ce despotisme qu'exerce TNapoléon sur les fédérés du Rhin, et ferait des princes et Etats fédérés autant de vassaux de Sa Majesté prussienne ». Et 1 Angleterre refusa son adhésion \

M. Armand Lefebvre dit au contraire que l'Angleterre accéda à la convention de Bartenstein, et que le 29 juin 180^ elle conclut avec la Prusse un second traité par lequel elle lui promettait, pour l'année 1807, un subside de 2 5 millions de francs ^ M. Lefebvre ne connaissait pas les sources sur lesquelles est fondé le récit de M. Sorel. Il est vrai que l'Angleterre accorda de nouveaux subsides à la Prusse, il est vrai aussi qu'elle refusa d'adhérer aux propos de Bartenstein, et il n'y a rien de contradictoire dans cette conduite : elle donnait des subsides pour entretenir la guerre sur le continent, mais elle faisait toutes réserves sur les solutions proposées.

A ce moment, les élections d'octobre 1806 venait d'envoyer au Parlement d'Angleterre une majorité résolue à la guerre à outrance. Le nouveau ministère Portland, avec Canning aux aflaires étrangères, et Gastlereagh à la guerre (mars 1807), était aux mains des tories intransigeants ; ils ne voulaient plus de négociations avec Napoléon, ils voulaient consacrer à la guerre toutes les ressources possibles, mais en s'occupant avant tout des intérêts propres de l'Angleterre. Ils donneraient de l'argent pour entretenir la guerre ; ils enverraient quelques milliers d'hommes en Pomé-

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