Aff. Élr., Corr. de Vienne, vol. 38o, f" i
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pas produit l'effet que j'avais lieu d'en attendre, je me vois réduit à vous transmettre, mon prince, la copie des notes que la Russie, la Grande-Bretagne et la Prusse ont adressées à ma cour, en réponse de 1 offre de notre médiation. Le retard momentané que j'ai mis à vous faire cette communication provient de la persuasion où j'étais de pouvoir remplir moi-même cet office. C'est avec un sensible regret que je dois me borner, mon prince, à vous la faire d'aussi loin, d'autant plus que j'étais chargé d accompagner ces communications d'observations verbales dont je vois l'impossibilité de m'acquitter. Recevez, mon prince, l'assurance de ma plus haute considération. » Cela était pour les bureaux du ministère.
Et voici pour le portefeuille personnel de Talleyrand :
« Revenez à Varsovie, mon prince, vous nous rendrez tous heureux ; vous y serez reçu avec amour, empressement et bonheur ; puisque vous ne voulez pas de nous à Danzig, c'est à vous, mon prince, à faire cesser notre état d'orphelins.
« Le baron de Dalberg, malgré le tourbillon polonais dans lequel il s'est abandonné, n'en désire pas moins de se retrouver près de vous, et telle est la nature de l'attachement qu'on vous porte, mon prince, tel est l'effet qu'ont produit sur M. de Dalberg et sur moi vos bontés et l'amitié dont vous nous avez honorés qu'il ne nous est plus permis de vous aimer médiocrement et de ne point éprouver un vif regret de vivre éloigné de vous. — Agréez, mon prince, l'hommage de mon invariable attachement ^ »
Il n'est pas question de cela dans les Mémoires du prince de Talleyrand. Mais déjà le canon de Friedland avait dégagé Napoléon de la médiation autrichienne et interrompu les petites combinaisons de son ministre.