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I. Corr. de Nap., XV, i

l48 CONSTANTINOPLE ET FINKENSTEIN

de l'expédition d'Alexandre dans llnde, des vieilles capitales des Achéménides.

On fut tout de suite d'accord.

Car les idées de Napoléon se fixaient en de fermes desseins : que la Perse pouvait lui être utile immédiatement contre les Russes, par une diversion, mais aussi contre les Anglais de rinde ; et il reprenait ses anciens rêves d'Egypte, le souvenir de ses relations avec Tippoo-Sahib, des instructions qu'il avait données à la mission Decaen, fortement établie alors à l'Ile de France \

Mais il est temps de venir aux conclusions.

Le traité d alliance franco-persane fut signé à Finkenstein, dès le 4 niai 1807 "^ :

Napoléon garantit lintégrité du territoire actuel de la Perse, reconnaît la Géorgie comme lui appartenant, s'engage à faire tous ses efforts pour obliger la Russie à l'évacuation de cette province et pour en obtenir la rétrocession à la Perse dans le traité de paix à intervenir, — La France fournira autant de canons de campagne, de fusils avec baïonnettes, enverra autant d'olïiciers d'artillerie, de génie et d'infanterie que l'empereur de Perse en demandera « pour fortifier ses places et organiser 1 artillerie et l'infanterie persane selon les principes de l'art militaire en Europe».

L'empereur de Perse interrompra toutes communications politiques et commerciales avec les Anglais, leur déclarera la guerre, saisira leurs marchandises dans ses ports, entrera, lui aussi, dans le système du blocus continental. Il usera de toute son influence pour déterminer les Afghans et les autres

1 . Les contemporains voyaient la conquête de l'Inde et de l'Asie derrière la prochaine défaite de la Russie. Voir notamment aux Archives Nationales. AF. IV, 1686, le projet pittoresque soumis à Napoléon par un ancien officier prussien le comte de Kameke (^Edouard Driault, La politique orientale de Napoléon, 178-180).

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