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CHAPITRE I

Nous avons laissé l'Angleterre cherchant à former une troisième coalition pour se garantir ^ du danger qui la menaçait Elle réussit Elle fit avec la Russie un traité d'alliance, auquel l'Autriche ne tarda pas d'accéder; et tandis que Napoléon faisait ses derniers préparatifs pour fran- . chir les mers, la guerre éclata dans le Nord. Déjà la Bavière, alliée de la France, était envahie par les troupes autrichiennes. Napoléon quitta son camp de Boulogne, et marcha à la tète de son armée. Il battit les Autrichiens à Vertengen, les fit capituler dans Ulm , et entra dans Vienne un

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mois après l'ouverture de la campagne. Les débris de l'armée autrichienne se retirèrent en Moravie, où ils furent rejoints par les Russes. Napoléon les suivit; les deux armées prirent position dans les champs d'Àusterlitz, et en vinrent aux mains le 2 décembre i8o5, jour anniversaire du couronnement. Les alliés ne purent résister à la valeur française; ils furent défaits. Napoléon, poursuivant le cours de sa victoire, pouvait prendre les restes de l'armée russe et Alexandre lui-même; il ne le voulut pas. L'Autriche était conquise, son armée détruite. L'empereur François vint en suppliant au bivouac de Napoléon, qui lui rendit ses états par le traité de Presbourg, signé le 26 décembre.

La Prusse avait pris part à cette ligue; mais la bataille d'Austerlitz changeasses projets hos<tiles en dispositions pacifiques. Le ministre Haugwitz, qui était chargé d'annoncer une rupture si l'armée française eût éprouvé des revers, félicita Napoléon vainqueur, et lui fit des protestations d'amitié au nom de son maître. La Prusse n'eut donc pas le temps de venir se faire battre; mais bientôt, encouragée par l'assurance de ses officiers, qui de Berlin remportaient des vietoires, et par l'alliance de la Russie, qui, oubliant kt générosité de Napoléon en Moravie ,

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