LIV. II, CRkV. IV
était à la tête des mécontents. Godoï voulait devenir un homme important, même en Europe.
Lorsque tc^utes les armes s'étaient abaissées de* vant l'empereur, il conçut le projet insensé de lui faire la guerre. Il choisit le moment ou Napoléon était au fond de la Prusse pour ordonner des armements qu'il contremanda bientôt. Toutefois Napoléon n'oublia pas cette espèce de levée de boucliers qui lui inspira quelque crainte.
Cependant le prince des Asturies , profitant de l'agitation des esprits et de la haine publique contre le prince de la Paix, détrôna son père et se fit proclamer roi sous le nom de Ferdi* nand VIL Napoléon s'interposa. Il voulait punir l'Espagne de l'avoir menacé tandis qu'il était en Prusse ; il voulait punir Ferdinand d'avoir détrôné son père ; il voulait empêcher que la po-;litique anglaise, en s'intrqduisant à la cour de Madrid , ne compromit ses derrières en cas de mouvement dans le Nord.
La famille royale d'Espagne fut appelée à Bayonne. Ferdinand fit amende honorable, et remit le sceptre à son père, qui en fit hommage à l'empereur. Joseph Napoléon fut reconnu roi par la junte suprême et le conseil de Gastille.
L'Espagne , engourdie par un long reposa en-