‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 48 sur 139 · LIV. Il, CHAP. VIII · texte numérisé non relu

LIV. Il, CHAP. VIII

» ment les intérêts des hautes parties intervenan- »tes. Sa majesté impériale s^est toujours montrée • défenseur trop zélé des droits des souverains et »du principe de l'indépendance des puissances, » pour qu'elle croie avoir besoin d'assurer qu'elle 1 respecte les uns et les autres jusque dans leurs > moindres nuances. »

Ce respect pour les droits des souverains et pour le principe .de l'indépendance des puissances fera bientôt place à un autre seiltiment ; les ambassadeurs de France ne pourront pas parler au congrès de Prague , et c'est pax\ des mémoires qu'ils devront défendre leur cause.

Malgré aussi son respect pour l'alliance avec la France , l'Autriche a voulu tant faire de changements, mettre tant d'articles en réserve, que le traité n'aurait plus eu de signification ni d'objet. Ennuyé de ces chicanes , l'empereur Napoléon fit déclarer par M. le duc de Bassano que « le traité du i4 mars 1812 avait été conclu dans » l'opinion qu'il était favorable à toutes les par- »ties. Sa majesté, qui ne veut pas rendre son » alliance onéreuse à ses amis, ne fait aucune dit- » ficulté de renoncer à celle qui la liait avec l'Au- •triche, si tel est le vœu de S. M. l'empereur » François ; il ajoute que ces changements dans les

» rapports de la France et de l'Autriche n'altère- II. iQ

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»ront en rien Tamitié et la bonne intelligence » résultant des derniers traités qui ont rétabli la vpaix entre les deux puissances. »

La difficulté qui résultait de l'alliance étant levée, MM. de Metternich et de Bassano signèrent les articles suivants à Dresde, le 5o juin 1 8 1 3 :

i"* S. M. l'empereur d'Autriche offre sa médiation pour la paix générale et continentale.

2^ S. M. l'empereur des Français accepte ladite médiation.

3° Les plénipotentiaires français, russes et prussiens se réuniront , avant le 1 5 juillet , dans la ville de Prague.

4** Vu l'insuffisance du temps qui reste à courir jusqu'au 20 juillet , terme fixé pour l'expiration de l'armistice par la convention signée à Pleiswitz , le 4 juin , S. M. l'empereur des Français s'engage à ne pas dénoncer ledit armistice avant le 1 o août , et S. M. l'empereur d'Autriche se réserve de faire agréer le même engagement à la Russie et à la Prusse.

5° La présente convention ne sera pas rendue publique.

L'empereur Napoléon était à Dresde , l'empereur d'Autriche à Brandeiss, et l'empereur de Russie et le roi de Prusse à Trachenberg. L'empereur d'Autriche avait demandé que le congrès

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