TROISIÈME EPOQUE
Le premier acte du congrès de Prague futun<î lettre du ministre médiateur , M. de Metternich , en date du 29 juillet 18 1 3.
Il invita les plénipotentiaires à se concerter avec lui sur le mode à adopter pour les négociations.
D^prèsce qui avait été solennellement déclaré
l80 NAPOLÉON ET l'eUROPE.
par s. M. l'empereur d'Autriche , on devait croire qu'il ne. serait pas nécessaire de délibérer sur un pareil sujet, et que les droits des souverains et l'indépendance des puissances ne pouvaient admettre que la voie des conférences; mais le ministre médiateur avait hâte de jeter sur le tapis une pomme de discorde qu'il avait sans doute reçue de Trachenberg.
« Deux modes de négociations se présentent , » dît M. de Metternich : celui des conférences, et
> celui des transactions par écrit. Le premier,
> où les négociateurs s'assemblent en séances ré-
• glées, retarde, par les embarras d'étiquette, par » la longueur inséparable des discussions ver- » baies, par la rédaction et la confrontation des » procès-verbaux et autres difficultés, la conclu- »sion bien au-delà du temps nécessaire. L'autre, » qui a été suivie au congrès de Teschen , d'après » lequel chacune des cours belligérantes adresse
• ses projets et propositions, en forme de note, »au plénipotentiaire de la puissance médiatrice,
• qui les communique à la partie adverse, et
• transmet de même, et dans la même forme, la » réponse à ces projets et propositions évite tous
> ces inconvénients.
* Sans préjuger les instructions que leurs ex-
• celtences les plénipotentiaires de France peu-