‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 51 sur 139 · LIV. II, GHAP. VIII. l&l · texte numérisé non relu

LIV. II, GHAP. VIII. l&l

» vent avoir reçaes sur un objet sur lequel TAu- » triche a déjà fixé V attention de leur cour^ M. de

• Metternich propose de son côté ce mode, par

• le double motif de l'avantage énoncé plus haut » de la brièveté du temps fixé pour la durée des » négociations. La cour médiatrice se trouve sur- » tout portée à préférer cette voie abrégée, par la » considération que les hautes puissances actuelle lement en négociation sont les mêmes dont les •plénipotentiaires ont été réunis pour le congrès »de Teschen, et elle se plaît à voir dans Theu-

» reuse is^ue des transactions d'alors , le gage

• d'un résultat satisfaisant pour le présent '- ,

Lors du congrès de Teschen en 1779, « Kn- 'Struction des plénipotentiaires des puissances •belligérantes, connue des ministres médiateurs,

• portait de traiter de la paix sans aucun appa- »reil de congrès, sans aucune formalité ou éti- •quette quelconque, en se renfermant dans les » procédés et les usages ordinaires de la société.

• Au moment de leur réunion, les envoyés se lé-

• gitimèrent près du médiateur, et le ministre •médiateur se légitima vis-à-vis d'eux.

» Les plénipotentiaires des puissances belligé-

« A Teschen il y avait deux médiateurs, ce qui était bien différent. ,

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i rantes adressèrent dès lors leurs projets de paix • au médiateur , et c'est par son canal qu'ils reçu- •rent les réponses et les contre-projets de la » partie adverse.

»Les plénipotentiaires n'ont, pendant toute t la durée du congrès , tenu aucune conférence 9 générale ; ils furent cependant en contact jour* »nalier entre eux.

» Ce ne fut que le jour de la signature du traité » de paix , que les plénipotentiaires des puissan-» «ces belligérantes s'assemblèrent pour la pre- » mière et pour la dernière fois avec le médiateur » en séance générale , pour échanger les pleins* » pouvoirs respectifs et les traités signés. »

Cette prétention de rAutriche, si étrange et si contradictoire avec ce qu'elle avait précédemment déclaré , ne pouvait être admise par les plénipotentiaires français. Ils en référèrent à leur cour. MM. d'Anstett et deHumboldt se décidèrent pour les formes suivies à Teschen : c'était tout simple, leur marche était tracée d'avance d'ac^ cord avec la puissance médiatrice , car à quoi attribuer le changement subit de l'Autriche, dans la forme des négociations, si ce n'est à son intelligence avec les cours alliées.

Les plénipotentiaires français , ayant reçu les ordres de leur cour, répondirent au ministre

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