Vandal, I
sont soldés et que je ne veux rien d'elle... Votre Majesté ne doit pas remettre en discussion ce que quinze ans de guerre ont terminé... Cent mille hommes de mes troupes vont à Boulogne pour renouveler mes projets sur l'Angleterre : que Votre Majesté s'abstienne de tout armement qui puisse me donner de l'inquiétude etiaire une diversion en faveur de cette puissance... Que Votre Majesté se méfie de ceux qui lui parlent des dangers de sa monarchie et troublent ainsi son bonheur, celui de sa ïamille et de ses peuples. Ceux-là seuls sont dangereux ; ceux-là seuls appellent les dangers qu'ils feignent de craindre... Que Votre Majesté me permette un dernier mot : qu'elle écoute son opinion, son sentiment, il est bien supérieur à celui de ses conseils. Je prie Votre Majesté de lire ma lettre dans un bon sens et de n'y rien voir qui ne soit pour le bien et la tranquillité de l'Europe et de Votre Majesté. »
Il y a des formules bien sévères dans cette lettre impériale. Etait-ce assez pour contenir l'Autriche et donner à Napoléon le temps de soumettre l'Espagne ? Car il n'y avait plus que cela qui l'empêchât de reprendre son grand projet de l'Orient.