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I. A. Vandal, II

3ç)2 LA CINQUIÈME COALITION

Cependant Metternich était retourné à Paris le icr janvier, après un long congé qui durait depuis l'été. Il revit Roumiantzoff ; il reprit langue avec Talleyrand ; Fouché commença de se mêler à la conversation, et Murât y prêta une oreille complaisante. « Je vois, écrit Metternich le 17 janvier, M. de Talleyrand, et son ami Fouché toujours de même, très décidés à saisir l'occasion si cette occasion se présente, mais n'ayant pas assez de courage pour la provoquer... Ils sont dans la position de passagers qui, voyant le timon entre les mains d'un pilote extravagant, sont prêts à s'emparer du gouvernail dans le moment où le premier choc du vaisseau renverserait le pilote lui-même1. » C'est la suite de la conspiration d'Erfurt : il faudrait peut-être plaindre tout ce monde d'avoir dû attendre cinq ans encore l'occasion tant désirée.

Du moins, en de telles circonstances, qui paraissaient si favorables, l'Autriche ne se donnait même plus la peine de ménager les apparences. A toutes les instances elle refusait la reconnaissance de Joseph comme roi d'Espagne ; elle prétendait qu'on lui communiquât d'abord les clauses de la convention d'Erlurt ; elle ne fournissait que de mauvaises raisons, et Champagny n'était pas content d'elle.

C'est que désormais, à l'approche du printemps, elle donnait une impulsion décisive à son action belliqueuse ; elle en venait à la concentration de ses armées et de ses alliés. Dans le temps où l'archiduc Charles disposait, un peu lentement peut-être, les premières opérations de l'entrée en campagne, Stadion rencontrait, chez M. de Razoumowski, M. de Tolstoï rappelé de Paris où il était remplacé par M. de Kourakin. Tolstoï sans doute ne lui donna pas de mauvaises nouvelles, car il semble que l'Autriche n'eut plus ensuite le moindre souci de l'alliance franco-russe, faisant exactement comme si elle n'existait pas. jElle n'avait sans doute pa stort.

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