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sien. Elle fut alors sommée, assez vivement, de reconnaître les nouveaux rois de Naples, de Hollande et de Wêstphalie, « question dune telle importance que, si l'empereur d'Autriche ne s'expliquait pas là-dessus, Sa Majesté ne pourrait se considérer que dans une position douteuse envers cette cour, et dès lors ne pourrait point regarder la paix comme assurée ».
Et M. de Metternich recevait déjà un avertissement dont l'Empereur indiquait les termes généraux à M. de Champagny : « Quel esprit de vertige s'est emparé des esprits de Vienne ? Vous avertissez partout de se tenir prêt à marcher pour la défense de la patrie : quel ennemi vous menace? Vous mettez toute la population sous les armes ; vos princes parcourent les champs comme des chevaliers errants : que direz-vous si vos voisins en font autant ? Vous provoquez donc une crise ?...* Vous entendez bien que, si vous persistez dans ces armements, l'Empereur prendra un parti ; il armera aussi ; mais certainement vous vous ôtez tout moyen de négocier sur les affaires à venir de l'Europe ; car l'Empereur ne s'entendra jamais avec une puissance qui, se présentant avec une attitude hostile et menaçante pour négocier, s'en interdit par là le pouvoir... Je vous écris confidentiellement. Faites qu'on licencie cette garde nationale qu'on lève chez vous ; laissez en repos vos cultivateurs, vos soldats ; ménagez votre argent, et ne menacez personne1. » Cependant de fortes troupes françaises demeuraient sur les frontières de l'Autriche.
Toutes précautions prises sur les côtes et sur le continent, l'Empereur regardait vers l'Italie, où il allait se rendre bientôt, sur le chemin de l'Orient.
Il y retrouvait les vaisseaux anglais, devant Livourne; d'où la nécessité d'y laisser une garnison française, et bientôt