‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 10 sur 182 · V. d. Goitz, Die wa/iren Ursachen der Katai>trophe · texte numérisé non relu

V. d. Goitz, Die wa/iren Ursachen der Katai>trophe

6 NAPC)LÉ(>N LT LA PolJXiNE.

naturelle. Pour conquérir celte paix il emploie ses moyens habituels; son activité redouble. L'armée française marcbe toujours en avant, s'enfonce de plus en plus profondément dans l'intérieur de la monarcbie, atteint déjà la Pologne, l'occupe. « Le maréchal Davout ». proclame-l-il dans le 30« bulletin, « est entré à Posen avec un corps d'armée le 10 ( novembre). 11 est extrêmement content de l'esprit qui anime les Polonais ». Il veut contraindre l'ennemi à chercher l'armistice, sinon la paix définitive.

Et la Pologne, dont il louait l'esprit? « La Pologne, tant pis pour eux », disait-il à Comeau, avant d'arriver à Berlin : « ils se sont laissés partager... ils ne sont plus une nation, ils n'ont plus d'esprit public... des nobles qui sont tro[); un peuple qui est trop peu... c'est un corps mort auquel il faut redonner la vie avant de penser à en faire quelque cbose. Je leur ferai des soldats, des officiers, après je verrai. » Puis, ajoutait-il, « je vais prendre sa part à la Prusse. J'aurai Posen, Varsovie, mais je ne toucherai ni à Cracovie, ni à la Galicie, ni à Vilna. On se trompe quand on croit que j'aime la guerre ^ » On pourrait croire son plan d'action déjà fixé. Point de phrases sonores de l'époque du Consulat, point de rêveries chevaleresques I L'empereur ne veut pas se brouiller avec l'Autriche; il n'ira pas en Russie, n'occupera que la Prusse': la Pologne n'y compte qu'une province lointaine, qu'on peut armer contre son gouvernement.

A ce moment on pouvait attacher la Prusse au char du vainqueur, lui imposer la paix sans la détruire, ou bien achever l'anéantissement de la monarchie des HohenzoUern. Napoléon semblait être poussé par le cours des événements dans cette seconde voie, son plan ainsi qu'il le révélait à Comeau, ne pouvait donc être définitif. Il voulait ménager « l'Autriche dans le présent, la Russie dans l'avenir », il ménageait « l'espoir de la paix avec Alexandre- », il entrait en Pologne et voulait la soulever. Pour faire s'insurger cette dernière il fallait encourager les espérances des Polonais, prendre vis-à-vis d'eux certains engagements. Or, linsurrec-

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