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sence du secrétaire d'Etat Maret, la Constitution qui va servir de base au nouveau Gouvernement, et leur fit signer sur-lechamp. Les Polonais, fort mécontents, lui observèrent entr'aatresquela dénomination de Varsoviensqu'illes obligeait de prendre avait quelque chose d'exclusif et d'humiliant pour eux. Illeur répondit : Messieurs, j'ai fait pour vous plus que vous n'aviez droit d'attendre de moi; c'est par égard pour les puissances voisines que j'ai voulu que vous prissiez cette dénomination. C'était l'intention de l'Empereur de Russie et je n'aurais pas été me brouiller pour un mot avec un souverain, dont je recherchais l'amitié. » Dans ce récit de la scène qui eût lieu entre Napoléon et les représentants de la Pologne fait sans doute d'après les bruits qui couraient alors, une seule chose semble absolument hors de doute. C'est que l'Empereur a dicté la Constitution ou les bases d'une Constitution.
Bourgoing, l'ambassadeur de France à Dresde, écrivaitdans son rapport du 2 août : « Le Roi paraissait pencher pour attendre la ratification de la nouvelle Constitution avant de les (membres de la Commission) laisser partir ; mais ils ont observé eux-mêmes que cette ratification n'était qu'une formalité, sur laquelle on pouvait compter avec la plus grande certitude, d'autant que la Constitution de leur pays avait été dictée par V Empereur lui-même ; que ce qui importait, c'était de ne pas prolonger l'état d'incertitude ^.. »
Alexandre disait un jour à Savary : « Le prince Scherbatow qui est aussi arrivé m'a dit qu'il s'était trouvé dans l'antichambre de l'Empereur lorsqu'il dictait la Constitution du duché de Varsovie et que tout cela avait été fmi dans deux heures. Il a même eu la bonté de lui en parler et tout est très bien arrangé pour ce pays-là. -»
La Constitution avait été dictée par l'Empereur plutôt sous forme de projet (entworfenj^, mais non pas^ sous sa forme définitive.