‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 125 sur 182 · Rembowski, Zzycia Konstytucyjnerjo · texte numérisé non relu

Rembowski, Zzycia Konstytucyjnerjo

pas que l'hypothèse de Rembowski au sujet de la narration de Wybicki puisse être acceptée, c'est plutôt à la narration dernière qu'il faudra revenir, en y introduisant quelques rectifications.

On a objecté qu'il était impossible d'attribuer la paternité de la Constitution à Napoléon, car lui-même n'aurait pu dicter d'un coup un acte si complet et si bien médité dans ses détails qui ne pouvait être que l'œuvre d'un long travail. A cela il est facile d'opposer un récit très intéressant de Chaptal, témoin véridique et toujours sincère. « Un jour », raconte-t-il ' : « le premier Consul me dit qu'il voulait former une école militaire à Fontainebleau et me fit connaître les principales dispositions de cet établissement. Il m'ordonna de rédiger le tout par articles et de le lui apporter le lendemain. Je passai la nuit au travail et je le lui portai à l'heure indiquée. Il me fit asseoir et me dicta pendant deux à trois heures un plan d'organisation en cinq cent dix-sept articles. Je crois que rien de plus parfait n'est jamais sorti de la tête d'un homme. » Il est vrai qu'une Constitution n'est pas la même chose qu'un programme d'organisation d'une école militaire, mais si l'on considère que dans cette Constitution toutes les institutions étaient depuis longtemps bien connues à l'esprit de l'Empereur, il a très bien pu la dicter lui-même.

C'est donc lui qui est l'auteur unique de la Constitution dite de Malmaison qu'il a donnée aux Suisses. La manière d'agir de 1801 ressemble à ce qu'il va faire en 1807 ^.

Arrivé à Dresde le 17, Napoléon devait quitter cette ville le 5-2. Ces cinq jours, il les passa à donner des audiences ou des réceptions, au milieu des fêtes, des bals et des amusements. Il trouva cependant le temps nécessaire pour achever l'organisation de la Pologne. Le 25 juillet, Chanycof écrivait au ministre Budberg^ : « Le 19, les députés polonais furent présentés à l'Empereur, qui les fit asseoir à une table ronde, leur fît prendre à chacun une plume et leur dicta lui-même, en pré-

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