‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 134 sur 182 · Angeberg, 48S · texte numérisé non relu

Angeberg, 48S

tulion séparée, TespéraQce que les frontières s'étendraient, lout cela faisait qu'on ne voyait dans l'état établi qu'un régime provisoire. Au bout d'un mois, comme rien n'était encore fixé, l'inquiétude gagna de nouveau toutes les classes de la société, et on ajoutait foi à chaque nouvelle qui arrivait.

Le bruit ayant couru que le tsar avait publié une proclamation dans laquelle il afiirmait sa bienveillance à l'égard des Polonais, cette proclamation, *c (|ue personne ne peut dire avoir lue et que tout le monde répète », devint un nouveau sujet d'inquiétude. L'article i était le point saillant de la Constitution. La grande masse ^la petite noblesse, les bourgeois n'avait rien contre cette innovation ; le peuple l'avait accepté»' >< avec plaisir, mais sans bouleversement >. C'était une mesure trop conforme aux exigences du siècle pour qu'on osa se prononcer contre elle , «* mais elle jetait une secrète incjuiétude parmi les grands propriétaires * ».

« Les grandes familles », écrivait Davout, « voient d'un mauvais œil la mesure adoptée par V. M. pour créer un peuple en Pologne ; elles comprennent (jue, du moment que ce peuple existera, leur inlluence devra nécessairement diminuer ». Codait le côté politique de l'affaire ; le cùté fondamental, le cùlt' économique du changement devait éveiller d'autant plus de mécontentement chez les grands féodaux. D'après une note envoyée à l'Empereur, ces hommes étaient les « protecteurs delà féodalité et du servage, qu'ils regardent comme la base de leur considération et de leur fortune - ». Leur puissance résidait bien en effet dans cette institution, ils devaient donc être contre tout changement et contre la Constitution.

<Jn s'aperçut bientôt, qu* « on cherchait à égarer les esprits sur l'article de la Constitution qui abolissait l'esclavage », et que. « même chez le prince Poniatowski,on parlait hautement à cet égard. » Les membres du Gouvernement (X le ministre Breza furent engagés à éclairer l'opinion ; ils ne firent rien cependant : c'est alors que le résident envoya ses •' Réllexions sur le statut constitutionnel du grand Duché

1. Rapports de Vincent du 29 juillet. A//'. Elr. l'oloçjne Corresp., 324; f-» 219-20: du 31 juil., i hid., 22 i-'ô:du2i août, ihlcl.,2U-l-. Dembowski,I,3o5

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