Gazela Warszawska 1807. 22 juil., n- !J
2. Rapport de Vincent du 22 juillet 1807. A//'. Eir. Volorjne Corresp., 32'», f" 208-9.
Handki.sman. h
consolation ^)) LaCommissionelle-mêmeétaitpeu contente, la Constitution ne l'avait point satisfaite. De nouvelles combinaisons politiques commençaient à naître, des rumeurs s'élevaient, l'opinion internationale elle-même s'intéressait aux bruits qui couraient -.
La Commission dût cependant publier les résultats de la paix et la Constitution nouvelle. Une lettre du22 juillet, insérée dans la proclamation du Directoire du 28 juillet, contient sous une forme imposée par les circonstances, un jugement très juste sur la nouvelle organisation de la Pologne, u Bien que renfermée dans des bornes plus étroites qu'autrefois » dit cette lettre, « le gouvernement de notre patrie sera déclaré et garanti constitutionnel, libre et indépendant. Il sera exclusivement et pleinement exercé par les nationaux et le souverain qui doit régner sur nous, adoré lui-même à cause de ses vertus, est de la dynastie de Saxe, de cette illustre maison qui nous a donné des rois, dont la mémoire nous est encore chère. Notre langue maternelle, conservée dans toute sa pureté, sera, à l'abri de la décadence qui la menaçait, une protection tutélaire, qui embrassera toutes les classes des citoyens, des lois dictées par la sagesse, des traités de commerce, conclus avec les puissances voisines et auxquels rien ne pourra porter atteinte, seront les garants immuables du bonheur du peuple et de la prospérité générale Notre armée, dont la bravoure réfléchie a fait tant d'honneur à la nation, sera maintenue et conservera sa nouvelle Constitution ^ ».
Ces nouvelles produisirent une vive sensation. L'assentiment de la majorité était gagné. On retrouvait avec plaisir des dénominations qui rappelaient les institutions anciennes et en même temps une amélioration du système qui prévient l'anarchie « si habituelle autrefois >>. On craignait une réunion pure et simple à la Saxe, cette crainte s'étant évanouie, le mécontentement se dispersa également. Si l'on se consolait difficilement de ne trouver nulle part le nom de Pologne, en revanche on espérait obtenir des emplois publics. Une Consli-