Aff. Jîlr. Aiitric/ie, Corresp. 379 f» 425 (minute
truclions, point d'explications. Une simple nouvelle, l'armistice y est réduit absolument à l'état d'une mesure purement J militaire.
La nouvelle de la non ratification de l'armistice arriva inopinément, alors que Napoléon n'était pas à BerlinMl était parti pour visiter les forteresses de Custrin et de Stettin et aussi pour se soustraire aux sollicitations dont l'accablaient les Polonais, « qui étaient fort mécontents de la suspension d'armes-». Le 30 novembre, Talleyrand écrivait à Napoléon : « Le Roi n'a point voulu contracter une obligation qu'il est hors d'état de remplir ; il ne peut éloigner les Russes par la force; il ne peut obtenir d'eux qu'ils se retirent, les Russes ayant déclaré que, d'après l'appel fait aux Polonais et les mouvements insurrectionnels dans la partie prussienne de la Pologne, ce n'était pas l'affaire de la Prusse seule, que c'était aussi celle de la Russie, et le Roi, m'ont-ils ajouté, ne peut empêcher les Russes de pourvoir à leurs propres intérêts-^ »
Napoléon était déjà loin. Son plan ayant échoué, il avait pénétré en Pologne. Le 27 novembre il entra à Posen. C'était pour la première fois qu'il touchait matériellement cette Pologne où il devait aussi trouver pour la première fois un obstacle inattendu.