Angeberg
NAPnLE(LN EN POLOGNE. ^5
sation définitive de la Pologne tout entière, au détriment des autorités allemandes. Il nomma « un individu pour faire les fonctions d'intendant à Varsovie », il envoya pour commander la place de cette ville le général Lemarois, bientôt remplacé par Gouvion et, en outre, il ordonna à Murai de voir Wybicki et de lui faire <• connaître que mon intention est qu'on fasse à Varsovie comme on a fait ici '. » Cette dernière mesure concernait les autorités prussiennes. Wybicki se mit de nouveau à remplacer personnellement tous les employés et leur donner des instructions. C'est lui qui, au lieu des Chambres prussiennes, créa une « Chambre suprême d'administration de guerre et civile », qui remplaça la régence par une <' Chambre de justice » et qui introduisit des grands changements dans les autres offices ^ D'après les rapports des Allemands, Wybicki « éloignait les fonctionnaires actuels en employant les termes les plus offensants pour l'État prussien ». Il ne faisait, d'ailleurs, que suivre les ordres de Napoléon.
« La commission administrative », dit Barante, « se composait d'hommes considérables. Comme ses attributions étaient réelles, elle se voyait aux prises avec les exigences d'une situation difficile. Mais nous nous entendions avec elle^ >. A la vérité, les choses n'allaient pas bien. Malgré la meilleure volonté, les autorités empiétaient sans cesse sur leurs domaines réciproques, les attributions n'étaient pas bien déterminées, beaucoup d'efforts restaient infructueux et la responsabilité des autorités s'en trouvait affaiblie. Tout cela résultait de l'absence d'un gouvernement stable. Les autorités le sentaient et faisaient comprendre à Napoléon la nécessité d'un pareil gouvernement ^.
1. Corresp. de Xap. XIV, 1. n° 11.332; 40, n^^ 11.388: 30, n'' 11.371; 102, 11.462.