Arch. Nat. A. F.. IV, 1692, dos. 2, n"' 19:-19Lt
Gouvernement, le fait revenir sur sa décision, et d'autre part
tâche de déciderl'Empereur pour cette mesure qu'il croit plus
avantageuse. Cependant sa façon d'agir n'était pas désagréable
pour la Commission, il était toujours plein d'égards pour elle,
ses sentiments pour la Pologne étaient bien connus. Puis,
souvent, s'il imposait sa volonté au Gouvernement, ce n'était
pas par caprice, mais parce qu'il devait concilier les intérêts
de l'Empereur et ceux des Polonais. Il était en outre inspiré
toujours par St. Potocki qui travaillaitconstammentavec lui\
Cette collaboration avait pour tous deux de grands avantages :
Maret recevait de Potocki des informations basées sur une
profonde connaissance des besoins de la Pologne, Potocki
par ailleurs avait dans Maret un puissant allié qui secondait
sa politique. Cet appui ne dépassait pas cependant les limites
imposées par un service fidèle à Napoléon.
Comme on savait Maret écouté de l'Empereur, on avait recours à son intermédiaire même après l'arrivée de Talleyrand à Varsovie. Cette voie semble avoir été regardée comme la plus courte et la plus certaine pour faire parvenir à Napoléon les désirs de la Commission. On s'adressait à lui, par exemple, pour assurer l'approvisionnement en sel (le 10 mars 1807) ^ on le priait de faire donner aux districts de Lelow et Siewierz la nouvelle administration (les 21 et 29 avril) 3, d'intercéder au sujet des finances auprès de l'Empereur (22 avril)*. La Commission voulait, par son intermédiaire, faire lever le séquestre mis sur les marchandises de tous les marchands de la Pologne, et surtout sur celles des marchands de Varsovie (5 mars)^
Elle ne voulait pas prendre sur elle la responsabilité d'obliger tous les étrangers domiciliés en Pologne à « prêter serment de fidélité au Gouvernement établi dans ce pays » sans y être autorisée par l'Empereur \ elle ne pouvait non plus