‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 8 sur 182 · Ompteda, I, 211, n^' 140, le 29 XI, 1S · texte numérisé non relu

Ompteda, I, 211, n^' 140, le 29 XI, 1S

A HEIUJN.

Napoléon le savait mieux que tout autre. La Pologne partagée, occupée, comprimée, sans gouvernement, ni représentation propre, ne pouvait lui ofTrir jusqu'alors aucune prise ; il ne pouvait prétendre à agir sw elle qu'après lavoir matériellement touchée '. Mais il se décide à agir par elle. Son nom doit lui servir de bouclier et en même temps lui fournir un piège contre la Russie. Dans son premier bulletin, il en parle beaucoup, il parle d'un projet de résurrection de la Pologne qui, d'après de vagues bruits, avait troublé la conscience du cabinet de Berlin, avait enflammé les partisans de la guerre. Il parle de ce projet que lui-même, dans ses conversations avec Metlernicb, il avait qualifié de dépourvu de toute idée d'européisme, pour montrer le duc Constantin sur le trône de la Pologne, pour attirer l'attention d'Alexandre.

Napoléon s'approche de la capitale ennemie à pas de géant, après avoir fait une campagne inouïe. Les capitulations se succèdent, la panique règne dans les rangs de ses adversaires. Le seul nom de Français remplit de terreur les cœurs de l'armée de Frédéric ^ Le système d'organisation féodale était fatal aux Prussiens '.

Si l'on se demande ce que Napoléon pouvait désirer dans ces moments avant Berlin, on ne peut trouver qu'une seule réponse. Il voulait la paix, mais la paix générale, la Russie comprise, la pacification du continent la plus prompte et la plus complète. Ce procès traîné en longueur par « les procureurs •• de l'Angleterre le gênait et le détournait de sa voie

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