‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 91 sur 182 · Corresp. de \ap., XIV, 432. n" 12.015 12, III · texte numérisé non relu

Corresp. de \ap., XIV, 432. n" 12.015 12, III

lui a envoyés, il conclue que le Gouvernement polonais a fourni tout ce qu'il devait fournir ; il autorise à passer un marché avec ce Gouvernement. Il faut qu'on fournisse en grande quantité blés, avoines, eaux-de-vie ; tout cela sera payé exactement, mais le pays doit achever le payement de sa contribution*. C'est ensuite le général Lemarois qui doit surveiller l'exécution les ordres de l'Empereur"-. Ce sont les sous-intendants enfin qui reçoivent l'ordre d'explorer les bords de la Vistule, car « il n'y a pas de doute que l'on n'y trouve des magasins établis pour l'usage du pays » ; il faut donc mettre la main dessus ^

La position de Talleyrand à Varsovie était délicate, celle de la Commission très difficile*. Il fallait s'entendre cependant, et on finissait par y arriver. Le 3 mars on expédia par la rive droite de la Vistule, c'est-à-dire par la voie la plus directe, mais la plus difficile, -40 voitures portant 31.6-20 rations de pain: un second convoi partit le jour suivant et ainsi de suites Le directeur de l'intérieur, Breza, faisait tout ce qu'il pouvait, il achetait des bateaux, il discutait avec Talleyrand les mesures à prendre. Après plusieurs entretiens ils arrivèrent à conclure un marché d'après lequel la Commission s'engageait d'approvisionner Varsovie. Les avances étaient promises, mais non faites, et le marché s'exécutait cependant sur la seule parole de Talleyrand. Il voulait absolument que le Gouvernement lui-même s'engageât. « Cela rend, » disait-il*^, « sa surveillance plus active, et me donne à moi le moyen de m'en prendre à quelqu'un si les engagements ne sont pas tenus o. Cela n'était cependant pas nécessaire, car le Gouvernement exécutait ses engagements. Talleyrand disait plus tard en parlant de son rùle à Varsovie : « Je faisais habiller les troupes, j'en faisais partir, j'achetais des vivres, je visitais les hôpitaux, j'assistais au pansement des blessés, je dislri-

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