CONCLUSION
naux ot le malaise passager du blocus pour n'enregistrer que les grands résultats. — Mais Fiinpot du sang payé par les régiments capitulaires? — Il n'a été que le prix d'une glorieuse tradition.
Condamnée par sa neutralité à ignorer la guerre, c'est dans le service étranger que la Suisse trouvait l'emploi de ses qualités militaires. Ces qualités sommeillaient dans la longue paix qui suivit en Europe la guerre de Sept ans. La courte lutte de 1798 les réveilla. Les guerres impériales les remirent dans tout leur jour. A la paisible histoire intérieure assurée par la médiation, les régiments sortis de la capitulation de 1803 ajoutèrent des pages brillantes. Les Suisses qui se dévouèrent sur les bords de la Bérézina pour sauver l'armée étaient dignes de ceux qui défendirent la vieille monarchie en 1792. C'est ainsi, et par les régim«MUs capitulaires, que s'est renouée, poursuivie, illustrée la tradition nationale.
La période d»' I7'JS à 1815, où ([iit'l([u»'s hi>toriens du pays affectent de voir de la tristesse et dv l'elîacement, n'a été qu'une période d.» transformation où il ne faut méconnaître ni la part de la France ni l'effort d»» la Confédération. Car >i la main puissante de Bonaparte a f«)ndé un edilice nouveau, il serait injuste d'oublier ceux (jui, comme les La Harpe, les Monod, les Hengiîer, les Stapfer i^t bien d'autn^s, ont liittt' jionr pins de justice, plus d'égalit»'', plus de lili.iti'.
Avec le génie d un <,Mand despote, c'est le ilevou»'ment des bons citoyens qui a contribué à faire du
pays de nos voisins, dans le cadre formé par la nature, ce pays d'hommes patients et sages, au caractère droit, aux vertus solides, dont la liberté et le patriotisme peuvent servir d'exemple à tous les autres.