PAULINE- — ÉTRENNES DE
sonl rendus utiles, on aura de petits habits à la hussarde, bruns, à boutons d'argent et cordonnets de soie, avec le petit schako, le petit sabre et la petite giberne ; « tout cela bien simple et pourtant joli, mais surtout pas trop cher. » Ce sera le cadeau d'importance, comme pour le petit Leroy, le tils du préfet de Draguignan. Paër aura une boîte à chiffre de 325 francs et Martini en recevra une moins belle, pour le soin qu'ils ont pris de procurer de la musique. Même pour les gens qu'elle aime le mieux, elle va à la rencontre. On montera un portrait d'elle par Saint dans un médaillon d'or, fort et solide, et on l'enverra à une adresse qu'elle donne, avec un nécessaire de vermeil, un de ceux qu'elle a rachetés de Forbin, qu'elle a ordonné de compléter et de remettre à neuf; et, à la place du chiffre effacé, on gravera un nouveau chiffre A. 1). — Auguste Duchand.
Au moins, pour le Roi de Rome, ne lésine-t-elle pas et ne demande-t-elle pas des cadeaux d'occasion. « Vous chercherez dans Paris les choses qui pourraient le plus convenir au Roi de Rome, écrit-elle de sa main à son intendant. Je désire que, pour le jour de l'an, il ait un souvenir de moi. Vous porterez à M""" de Mesgrigny, sous-gouvernante, la liste des choses qui peuvent lui être agréables, avec la lettre que M"*" de Quincy vous enverra pour elle, et vous lui ferez choisir les choses qui pourront le plus convenir au Roi et que ce soit surtout quelque chose qu'il n'ait pas, soit des joujoux, soit un petit meuble, soit quelque chose de chez Biennais. Eiilin vous arran-
g-erez cela avec elle et vous pourrez y mettre jusqu'à 3 000 francs. Je vous recommande extrêmement cette commission ; j'y attache beaucoup de prix. » Sur l'avis de M™^ de Mesgrigny, Michelot choisit chez Biennais un déjeuner en vermeil de 3 281 francs, et la princesse veut tout en savoir : s'il est d'une forme nouvelle, combien de pièces il comporte, quel est le décor, comment sont les armoiries, et, le 29 décembre, elle donne l'ordre qu'on le porte avec une lettre à M"^ de Montesquiou.
Ainsi est-ce pour elle une occasion de tracasser et de se distraire en recherchant les présents qu'elle fera à l'archichancelier, à Fesch, au baron Louis, au cardinal Spina, son aumônier, qu'elle a mandé à Nice. Pour celui-ci, c'est un rubis du Brésil entouré de diamants « bien monté et avantageux » — sans doute, car il ne coûte que 800 francs.
Pour ses étrennes à elle, sauf l'Empereur qui y pense et lui envoie un déjeuner de cinq pièces, fond or avec des fleurs peintes par Van OsetRivereux, rien, mais on a eu à Nice le 29 décembre la nouvelle de « l'entrée de l'armée ennemie dans la Suisse. Elle devait être à Genève hier, écrit AP^'' de Quincy. Selon les lettresque nous avons reçues,'on dit! GO 000 hommes. Dieu nous aidera, je l'espère, mais, si la paix ne vient pas à notre aide, je ne sais comment cela finira. Mais l'Empereur nous la donnera peut-êre. »
C'est là ce qu'on pense dans la maison, et quelle désillusion cachent ces espérances prétendues ! Quant
PATLINE. — INOriKÏUDES 359
à Pauline, elle a près d'elle, outre Espiaud qui interceplo tous les bruits fâcheux, le valeL de chaMd)re Forraud ([uelle a promu à la dignité de hibliolliécaire et qui, conune tel. lui fait la leeture. Ce n'est point une sinécure, car il lui faut tous les romans qui paraissent et son divertissement unique est d'en entendre indéliniment. Ferrand, qui se trouve ainsi constamment au[)rès de la [)rincêsse, <( n'est parvenu <à ce degré de faveur (|u'en flattant tous ses goûts et toutes ses espérances. 11 écarte toutes les mauvaises nouvelles, ne présente que les avantages remportés par l'Empereur et est ai'ri\"('' à faire tirei- le canon [)ar le gouverneur de Nice pour les plus minces succès ». C'est là ce (|ui explicjuc la persistante confiance de Pauline. Sans doute sait-elle (luc sa fortune est pour l'instant entamée et (ju'elle doit faire des sacrifices. Elle en tient com[)te en établissant hï budget de 1814; elle réduit 18 000 fr-ancs sur la cuisine, 3 000 sur la cave, 2 000 sur le chaulfage, iUOOO sur les achats de linge ; plus de frais de bureau au régisseur, plus <le traitement au secrétaii'e des Commanih'ineiils '. au
' l'our le secrélairo des Coiiiiiianilumonls. il laul avouer qu'elle avait li'op tardé, à en croire le secrétaire lui-iiiriiie. M. i^rnest Dupré de Sainte-Maure, qui, à en croire David, n'avait aucun rapport avec le Dupré de Saint-Maur, officier aux gardes, ni avec cotte famille, et « était le fils d'un ti'ès honnête marchand de Carcassonne nommé Dupré qui avait jugé à propos de féodaliser son nom en y ajoutant celui do Sainte-Maure », avait, depuis l'an XIV, été comhlé par Pauline, qui lui avait donné, outre la place de secrétaire des Commandements, celle de gouverneur de Neuilly et, par ses démarches réitérées, l'avait fait désigner le 17 février comme déi)u(é au Corps Législatif. Même, lorsqu'elle licencia partie de sa maison, file eut le crédit de le faire nommer par IT.nqxM-eur sous-préfet de lieaune. Or, dans une hiochure publiée en JSll) : IIieh i;t Aijocro'hi'i. S.VTniEs
chirurgien, au conservateur de la Galerie : un valet de chambre, deux valets de pied en moins, dix-neut chevaux seulement à l'écurie; môme, sur la toilette, 6 000 francs supprimés chaque mois. Mais ce budget des mauvais jours ne s'élève pas moins à 52u 180 francs. C'est un moment à passer et le beau soleil luira de nouveau. Au pis, si la paix se fait, la princesse ne saurait perdre ses dotations, ni surtout ses rentes sur l'Etat français. Cela permettra encore de vivre. Aussi pense- t-elle, au début de janvier, à meubler Yilliers où elle irait en juin : « Cela m'est essentiel, écrit-elle, car je ne peux habiter Neuilly l'été. »
Le o janvier M"^ de Quincy écrit : « Son Altesse est encore dans l'ignorance des dernières nouvelles, l'état dans lequel elle est encore pour quelques jours n'ayant pas permis à son médecin de l'en instruire... nous restons ici. Où serions-nous mieux? Le pays est tranquille et d'ailleurs la santé de Son Altesse ne permet pas le moindre déplacement. »
Mais le 7 il faut bien lui parler. Un courrier arrive expédié par Madame et porteur de lettres urgentes.
qui, quoique anonyme, est sûrement de M. Dupré de Sainte-Maure, se trouvent page 14 les vers suivants :
... Si mon âme, bravant un système oppresseur, Nat tondit pas, par la crainte asservie, La chute de l'usurpateur Pour signaler sa tyrannie, Si la Bourgogne a retenti souvent
De mon zèle et de mon courage ; Si des Bourbons serviteur vigilant.
De mon amour pour eux j'ai donne jilus d'un gage...
Il faudrait citer diverses autres pièces, comme le Député de l'an 1813 cl l'AcIial d'une terre en 1814. Voilà un homme reconnaissant !
rAUI.IM-:. — M"" I)K QUINCY A l'AIUS 301
La princesse s'aiïole : partir, elle n'y pense pas, elle ne le peut pas — au moins le croit-elle — quelque (langer qu'il y ait d'être coupé par l'ennemi., Elle envoie donc à Paris M'" de Quincy (jui portera ses instructions : Ordre à .M. de la liorde, son caissierpaveur, à M. David, adiniiiislraleur de ses domaines, à M. Miclielot, son intendant, de remetli'c à .Madame tout son argent, tous ses diamants, tous ses bijoux. Et ce sont des lettres d'une écriture ([ui tremble et s'eflare, des lettres trois fois reprises, faites à coups de post-scriptum : « Rosalie va cà Paris. Elle est cliargée par moi des ordres importants. Il faut faire tout ce qu'elle vous dira et lui donner les détails ([u'elle demandera sur toutes mes alfaires, car je n'y puis rien comprendre. En détail. Je veux que tout reste dans le secret le plus grand. Elle vous dira tout ce que je ne puis faire moi-même. »
De Paris, à peine arrivée, M"" de Quincy envoie des nouvelles déplorables et c'est fini de l'accalmie qu'avait procurée son départ. « Elle ne me caclie pas, écrit la princesse, combien je suis [)auvre et ([u'il me faut diminuer mes dépenses de moitié. » Et alors elle veut congédier tous ses agents d'administration : « N'ayant plus de revenus, écrit-elle, je ne veux plus en conserver les cliarges. » Et tous les jours elle rumine des économies, elle renvoie des gens, elle vend des chevaux, elle se dépouille pièce à pièce de son train royal, et l'on dirait qu'il lui en coûte moins qu'à toute autre, non qu'elle n'en ait point joui quand elle le menait, mais que^, en vérité, la plus grande partie
362 NAPOLIlON et SA FAMILLE
de sa vie — même de princesse — s'est passée dans des auberges, et sans grands besoins. Le seul qu'elle ait réellement, c'est l'amour — et où en trouva-t-elle plus que sur l'es g-rand'routes?
WVII. La c.iu'te or (irand kmpiuk (Décembre 1812. — 4 novembre 1813).
Retour de Russie. — L'Kinporeur aux Tuileries. — L'affaire Malet et la question dynasti(]ue. — Quel remède? — Au milieu de sa (ièvre de travail, l'Empereur croit le trouver : Régence de Marie-Louise ; sacre de Marie-Louise et du Roi de Rome par le Pape; Association du Roi de Rome à l'Empire. — Vis-à-vis du Pape, diflicultés qui paraissent insurmontables sans renoncer au grand dessein ; il y renonce. — Pour la Régence, difficultés présentées parla Constitution, surtout par les droits de Joseph à exercer la Régence 1 1
Joseph. — Dès son retour, Napoléon s'occupe do l'Espagne. — Nécessité d'évacuer l'Espagne et de rétablir Ferdinand XII. — Objections de l'Empereur au profit du duc de Bassano. — Pour établir la Régence de l'Impératrice, obligation de maintenir Joseph en Espagne; il ne saurait y rien faire, mais il ne viendra pas en France. — Instructions de l'Empereur pour la Campagne de 1813. — Napoléon veut se réserver les possibilités d'évacuer, si besoin est. — Il insiste pour rétablir les communications. — Il est obligé, donnant à Joseph le commandement en chef, de rappeler Soult et CaU'arelli. — Nouveaux généraux des armées d'Espagne. — Ils sont hors d'étal de tenir tète à Joseph. — Moyens insuffisants attribués à Joseph. — Joseph ne peut conduire l'armée qu'à un désastre. — - Mais il ne rentre pas en France ....'.. 12
Entrevue avec le Pape à Fontainebleau. — Signature du Concordat. — Preuves de la confiance de l'Emporour. — Vie de cour 23
HoRTEXSE. — La vie rju'elle mène. — Mêlée à toutes les fêtes. — Quadrille des Incas. — Quadrille des Suissesses.
— Demandes à l'infini qu'elle présente. — Faveurs qu'elle obtient 24
Le Pape dénie sa signature. — Le Concordat tombe. — Donc le Sacre. — Reste la Régence. — Voyage de Trianon 29
Catherine. — Arrivée de Catherine en France, avec toute sa maison. — Le roi a demandé l'autorisation de l'Empereur: mais l'autorisation n'est que conditionnelle. — La condition n'est pas remplie. — Jérôme fait partir la reine pour Paris. — Pourquoi? — La comtesse-princesse de Lôwenstein-Wertheim. — Son pouvoir. — Sa grossesse. — Catherine arrêtée à Compiègne. — Ses protestalions. — Réponse de l'Empereur. — Autorisation de venir à Trianon. — Meudon lui est assigné pour résidence. —
— Demande par Catherine du traitement de yjrince français. — Réponse négative de l'Empereur 30
Ajournement du Couronnement de l'Impératrice. — La Régence autrichienne. — La déclaration à l'Elysée. — Départ de Napoléon pour Mayence. — La désillusion sur l'Autriche. — Les victoires. — L'armistice forcé. — Dresde. — Les frères 41
JÉRÔ.ME. — Il sollicite de venir à Dresde. — L'Empereur y consent. — Il veut arriver à une explication. — Depuis le 1" janvier, Jérôme demande vainement cà venir à Paris.
— Mission de Marinville. — Ouvertures à Reinhard. — L'Empereur à Dresde se rend à la fm. — Zèle de Jérôme depuis qu'il a connu les désastres de Russie. — Son armée détruite. — Tentatives pour reformer une armée.
— Encouragement de l'Empereur. — Mais Napoléon veut aussi des magasins. — Affaire du magasin à Magdeburg. — L'Empereur veut mettre l'armée westphalienne sous ses généraux. — Il n'entend confier aucun commandement à Jérôme. — La question des approvisionnements à Magdeburg. — Demandes excessives. — Jérôme réclame de l'argent. — Comment on le paie. — Exaspération en Westphalie. — Départ de fa reine. — L'armée française, commandée par Eugène, battant en retraite, se rapproche.
— L'armée westphalienne n'existe que sur le papier. — Mouvements de Czeinitchelf et de ses partisans. — Invasion de la Westphalie par les partisans. — Inanité des forées de Jérôme. — 11 demande des secours au duc de Yalmy. — Arrivée de l'Empereur à Mayence. — Nouvelles demandes au duc de Valmy et aux généraux français. — Panique à Cassel. — Le roi pense à partir. — Il se
décide à reslor. — Gasscl ilôli\ ré. — CEiiiperour croil ([ue ce sont des fantômes. — Il veut que son IVoro ait une garde frani;aise. — Lettre à ce sujet. — But de l'Empereur de tirer à lui larmée %\ ostphalienne. — Demandes v.aines de Jérôme d'aller voir l'Empereur. — lloslilité de' iieinhard contre Jérôme. — Brutalités de Davout. — Le roi se retire à Nai)oléonsliôlie. — Nouvelle incursion de Gzernitcheiï. — Jérôme plus démuni encore ([ue la première fois. — Il réclame, au nom de l' Empereur, deux bataillons polonais. — Cassel de nouveau sauvé. — Représentations de Jérôme à l'Empereur. — Vives ripostes de Napoléon. — On a abusé de son nom. — Explications.
— I^Empereur autorise Jérôme à venir à Dresde. — 11 recommande l'incognito. — Jérôme ne s'y soumet pas.
— Séjour à Dresde. — Entrevue de Napoléon avec Metternieh. Napoléon défend à Jérôme de divorcer. — Pauline de Scliônfeld. — La garde fran..-aise. — Retour de Jérôme à Cassel
Joseph. - Nouvelle de la défaite de Vitoria. — Pas de lettres du roi. ni de Jourdan. — Désastre. — Qu'a fail Joseph depuis le 3 décembre 181-2 ? — Rentrée à Madrid. — 11 y joue au roi. — Epuisement et misère de l'armée. — Joseph réserve toutes les ressources pour son administration. — Querelles avec les généraux: français. — Arrivée du Vingt-neuvième Bulletin. — Caractère insoutenable de Joseph. —Altercations avec ses cntours. — Violentes lettres à Soult. — Dénonciations contre lui. —Il demandi; à venir à Paris pour exposer ses griefs. — Polémi(iue avec Clarke à propos de Soult. — All'aire de Souham.— — Vanité de Joseph. — Il apprend le retour de l'Empei-eur. — Nouvelles dénonciations contre Soult. — Soult complice do Malet. — L'Empereur rappelle Soult. — Joseph lui fait bonne mine à son passage. — La ciuerelle avec Soult a absorbé entièrement Josepii. — Pas de plan do campagne. — H ne s'occupe pas du Nord. — Les communications. — Jourdan conseille de porter le (luarlier général à Valladolid. — Refus de Joseph. — Arrivée des ordres formels de l'Empereur. — Josei)h n'en tient aucun compte. — L'Empereur réitère ses ordres les 14, 18 janvier, 3, 7. 10 février. — Ordres directs à Reille d'envoyer une'division à l'Armée du Nord. — Refus d'obéissance de Joseph. — U menace d'abdiquer. — Il se décide à paraître obéir. — Se portant à Valladolid. il laisse la plus grande partie de son armée à Madrid. — Séjour à Valladolid. — Dissertations politiques de Joseph. — Sa muiiière de pacifier. — Pas de renforts à l'Armée du ISoi-j. Les Français subordonnés aux Espagnols. — Obéissance passive qu'il exige. — Règlement qu'il prc-
tend imposer.'* — Nouvelle polémique avec Clarke. — Décision de l'Empereur. — Comment elle est tournée par Joseph. — Départ de l'ambassadeur de France. — Joseph maître absolu. — Espérances qu'il forme sur la soumission des Espagnols. — 11 se met en rapport avec les insurgés. — Malgré les ordres réitéi'és, Joseph n'a rien fait pour rétablir les communications avec la France. — Triste situation de l'Armée du Nord. — Joseph n'y envoie aucuns renforts. — Ordres formels. — Clarke obligé d'envoyer directement des ordres. — Position des armées sous Joseph. — 11 secourt l'Armée du Nord cinquante-si.^ jours après en avoir rei;u l'ordre. — Ce qu'il fait pour conserver Madrid. — Au moment où les Anglais entrent en opérations, Clausel peut seulement commencer à agir.
— Joseph ne s'est pas occupé des Anglais. — Nullité de ses informations. — Plan de Joseph qui se retire sur Burgos. — Temps perdu pour l'évacuation de Madrid. Injustices vis-à-vis des soldats français. — Joseph rappelle de l'Armée du Nord les troupes qu'il y avait envoyées. — Départ du premier convoi d'émigrants sur Burgos. — Retraite du roi. — Il renonce à tenir sur le Duero, sur le Garion, sous Burgos. — Les convois expédiés à Vitoria. — On fait sauter Burgos. — Lk i-etraite continue. — On arrête à Vitoria. — Pourquoi l'on n'en fait pas partir les convois. — Etat des armées. — Insouciance de Joseph. — Ses occupations dans la journée du 20 juin. — Bataille de Vitoria. Attitude de Joseph. — Sa fuite. — Il ne donne aucun ordre. — Butin des Anglais.
— Le roi manque d'être pris. — Son arrivée à Irurzun.
— Sa lettre à Julie. — Sa lettre à Clarke. — 11 passe la main. — Les généraux fi'ançais se tirent eux-mêmes d'affaire. — Joseph entre en France . — Lettre du 28 juin à l'Empereur. — Joseph a tout prévu et tout sauvé. — Sa vanité. — Ses récriminations. ■ — Il reprend le commandement. — Lettre à Clarke contre les généraux, contre le ministre, contre l'Empereur. — Mission de Miot près de l'Empereur en passant par Vichy. — Julie, à Vichy, empêche Miot daller plus loin. — Arrivée à Vichy d'un envoyé du ministre de la Guerre, sur l'ordre dé l'Empereur..— Ce qu'a fait l'Empereur. — Ordre à Soult d'aller prendre le commandement de l'Armée d'Espagne. — Hypothèses diverses de l'Empereur sur ce qu'aura fait Joseph. — Défense à Joseph de quitter le Midi. — S'il l'a quitté, interdiction de venir à Paris. — Exil à Mortefontaine. — Envoi de Rœderer près de lui. — Craintes au sujet de la Régente. — Mansuétude extrême de l'Empereur. — C'est à lui-même qu'il s'en prend. — Ce que font à Paris Gambacérès et Clarke. — Lettre de Clarke à
Joseph. — Actes d'autorité ilc Joseph à Buyonnc el à Bordeaux. — LoLtrcs à Clarke. — Plaintes cuntro tous les généraux. — Arrivée de Bccderer à Bayonnc. — Arrivée de l'aide de camp de Clarke. — Entretiens de Joseph et de Rœderer. — Joseph parait se soumettre. — ICnlrevue avec Soult. — Demandes de Joseph à l'Empereur. — Joseph paraît vouloir s'établir au eiiàtoau de l'oyanne. — Il s'évade de Bayonne. — On le rattrape. — inijuiétudes de Soult. — Sommations. — Joseph revient à l'oyanne — 11 reçoit l'autorisation de se retirer à Moitefonlaine. — L'Empereur exaspéré contre Joseph.
— Conditions iiu'il met au séjour à Moi-lefonlaine. — Retour de Joseph à Mortefontainc . 75
Conséquences de la défaite de Viloria. — Les Coalisés plus arrogants et plus assurés. — La trahison dans l'Armée et le Gouvernement. — Napoléon veut voir Marie-Louise,
— Voyage de Mayence. — Rejjrise des hoslililés. — Dresde. Leipzig 161
JÉitôME. — La bataille de Leipzig entraîne le royaume de Westphalie. — Après l'entrevue de Dresde, Jérôme revient mécontent. — Relus de l'Empereur de lui donner un commandement, sauf conditions qu'il y met. — Obligation de former la garde française. — Les hussards Jérôme-Napoléon. — Le régiment à peine constitué lors do la reprise des hostilités. — Les hussards westphaliens passent à l'ennemi. — Napoléon ordonne de désarmer les autres régiments. — Cassel entièrement démuni.
— Reinhard repiis pour avoir demandé des secours. — Etranges paroles de Jérôme : « Si je restais! » — Lettre de CzernilchelT à Jérôme. — Jusqu'où, est-il allé? — L'Empereur ne veut pas croire au péril de Cassel. — Une première fois, sauvé par Lefebvre-DesnOettes. — Atla(|ué maintenant de deux côtés par les ordres de Bernadolte.
— Moyens de défense. — EU'eclifs. — Secours à espérer.
— Marche de CzernitchelT. — Les Cosaques en vue de Cassel. — Courriers envoyés de tous côtés. — Attaque du faubourg. — Départ du roi. — AUix laissé à Cassel.
— Charge de l'escorte de Jérôme contre les Cosacjues. — AUix prie le roi de revenir. — Sur des bruits, Jérôme reprend sa marche et vase réfugiera Coblentz. — Défense de Cassel par Allix. — Son énergie. — Capitulation. — Entrée do CzernitchelT. — ' Occupation fie Cassel. — Le royaume de Westphalie a cessé d'e.xister. — l'illagc par la populace. — Czcrnitchefï évacue Cassel. — Jérôme au château de Monlabauer, puis à Coblentz. — Lettres à l'Empereur. — L'Empereur accorde deux divisions pour reprendre la Westphalie. — Jérôme et Allix. — Les
contre-vérités. — Lettres de Jérôme à Allix. — Mesures de rigueur qu'il ordonne. — Jérôme et ses courtisans. — Contradictions. — Rentrée de Jérôme à Casse!. — Attaques de Reinhard et de Furstenstein contre Allix. — Disgrâce d'Allix. — État des esprits à Cassel. — Nouvelles de la défaite de Leipzig. — Abandon de Cassel par Jérôme. — \l euimène tous les éléments de défense. — Sa retraite par les montagnes. — Son arrivée à Cologne. — Leltie de l'Empereur à Jérôme. — Instructions de Bassano à
Reinhard. — Jérôme interné à Aix-la-Chapelle 164
Rentrée de l'Empereur à Paris. — Le Grand Empire n'existe plus 195
XXVIII. Les kois xapolèoniexs ex frange ;Aoùt 1«13. — Janvier 1814).
Joseph. — Ari'ivée à Mortelontaine. — Lettres de Julie à l'Empereur. — Elle s'établit médiatrice entre les deux fi'ères. — Caractère de Julie. — Comme elle s'est maintenue avec Napoléon, avec Marie-Louise. — Réception de Marie-Louise à Mortefontaine. — Marie-Louise peut être utile. — Irritation de Joseph. — Il n'admet pas cju'il soit contraint. — Ses communications à Rœderer. — Lettre de Rœderer à l'Empereur. — Lettres de Joseph et Julie à l'occasion de la fête de l'Empereur. — Voyage de Julie à Saint-Cloud. — Moj'tefontaine. — Le cadre. — Le domaine. — Ce qu'il était en l'an Vil. — Ce cju'il est devenu. — Achat de terres et de châteaux. — Étendue invraisemblable. — Le personnel. '■^— La famille Clary.
— La princesse de Suède. — Les Espagnols. — Les allants et venants. — La Maison. — La vie qu'on mène.
— Joseph s'ennuie. — Ses voyages à Paris. — Savary et Miot. — Joseph déclare renoncer à tout voyage. — Conversation de Julie avec Rœderer. — Chacun se dérobe et atténue les ordres. — Séjour de Catherine a Mortefontaine. — Nouveaux voyages de Joseph. — Savary et Rœderer. — Savary annonce qu'il tiendra la main au.ï ordres de l'Empereur. — Lettres de Rœderer à, Joseph.
— Explications de Joseph. — Savary désavoué par l'Empereur. — Nouvelle de Leipzig. — Arrivée de Napoléon
à Saint-Cloud 200
Jérôiie. — Rentrée en scène de Jérôme. — L'Empereur aussi mécontent de Catherine que de Jérôme. — Séjour de Catherine en France. — Son caractère, son orgueil, sa prodigalité. — De Mcudon, voyages à tout instant à Paris. — Voyage à Pont-sur-Seine. — A Mortefontaine. Retour ù Meudon. — Ses plaintes. — Ce que coûte son
ùii)
TAHI.K ^^^
séjour. — Gonlraslc .les liabiludos de la cour de Franco et do la cour de Weslplialie. — Sans-g.-ne do Catherine.
— Nouveau voyage à Mmlerontainc. — Recherche d'une ^ terre à aciietcr. — Nouvelle de la première évacuation de Cassel. — Plaintes de Catherine contre l'Empereur.
— Ses lettres au roi de Wurteml)erg. — Jérôme achète le château de Slains. — Catherine lannonce à Napoléon.
— Colère de l'Empereur. — Ses lettres. — 11 ordonne que Catherine rejoigne Jérôme sur le Uhin. — Ordres que Reinhard doit signifier à Jérùme. — Accueil lait à Reinhard. — Jérôme refuse d'obéir. — S(>s exiilications. — Sa colère. — Il d(Mnandc LaëUen ou l'ont. — Jérôme annonce à Reinhard (lu'il part pour Pont. — Représentations de Reinhard. — Reinliard désavoué par l'Empereur, qui autorise Jérôme à venir à Compiègno. — C'est Catherine qui est intervenue. Récit de Catherine. — Arrivée de Jérôme à Corapiègne. — La cour westphalienne. — Les intrigues. — Tentatives près des Coalises, pai- le roi de Wurtemberg. — Lettres de Catherine à son pOre. — Lettre de Jérôme. — Correspomlance établie.
— L'Empereur en a-t-il connaissance? — Preuves négatives. — L'Empereur bannit de sa présence Jérôme et Catherine
Joseph. — Lettre de Soull à l'Empereur sur le renvoi de Ferdinand VU en Espagne. — Napoléon accepte cette ouverture. — Projet de mariage de Ferdinand avec Zénaide. — Entrelien de Napoléon avec Rœderer. — Ce qu'il pense de Ju.seph. — Diverses hypothèses de compensations à lui offrir. — La Fercst chargé de négocier avec Ferdinand. — Instructions de Marel à La Forest.
— Ménagements de l'Empereur vis-à-vis de Joseph. — Entrevue de Napoléon et de Joseph. — Napoléon e.vpose la 'situation. — Lettre de Josepli à Napoléon. — Refus d'abdiquer. — Joseph appelle Rœderer à Mortefontaine.
— Propositions qu'il fait. — Réponse de l'Empereur. — Les compensations. — Se soumettre ou s'exiler. — Allées et venues. — Refus constant de Joseph. — Signature .lu traité de Valen.;ay. — Napoléon Jie pousse pas a bout ^ ses menaces et laisse Joseph à Mortefontaino -•**
Louis. — Ce qu'il a fait depuis le {"janvier 1S13. — Lettres à l'Empereur. - Ses propositions. - Ses communications à l'empereur d'Autriche. — U réclame son trône.
— Réponse de l'Empereur. - Lettre de Madame. - Louis ne veut pas rentrer en France : il exige qu'on lui rende la Hollande. - Séjour à Gratz. - Les divertissements littéraires, — Le prix proposé à la deuxième classe de l'institut pour les vers sans rimes. — Saisons d oaux.
Retour à Gratz. — Démarches au Congrès. — L'Autriche déclare la guerre. — Fouché à Gi'atz. — Louis quitte Gratz. — Passage à Munich. — Lettre à l'Empereur. — Il réclame son trône. — Séjour en Suisse. — Projet d'une nouvelle édition de Marie. — Protestations contre l'annexion de la Hollande. — Entrevue avec Murât. — Murât l'entraîne à la trahison. — Louis veut rentrer en" Hollande. — Tentatives près de l'Empereur. — Lettres à des Hollandais. — Réponses de l'Empereur. — Napoléon décidé à un acte de sévérité. — Offres faites à Louis. — Voyage de Louis à Pont. — 11 retourne en Suisse. — Intrigues avec la Hollande. — Lettre aux magistrats d'Amsterdam. — Silence des Hollandais. — Lettre au duc de Viccnce. — Louis décidé « rentrer chez lai. — Nouvelle protestation. — Arrivée à Lyon. — Arrivée à Paris. — Entrevue avec le duc de Yicence. — Propositions de l'Empereur. — Exil à quarante lieues de Paris.
— Louis 6n rébellion 261
Situation qui ne peut durer. — Les trois rois en rébellion.
— Napoléon n'a affaire ni de Jérôme, ni de Louis, mais
de Joseph 280
Joseph. — Intermédiaire désigné près dn Sénat. — Ses attaches avec les divers partis. — Nouvelle tentative de Napoléon. — Madame et Julie médiatrices. — Joseph viendra-t-il comme prince français au Luxembourg? — Lettre qu'écrit Joseph. — Il continue à s'affirmer roi d'Espagne. — Opposition au Corps Législatif. — Ajournement du Corps Législatif. — Nouvelle lettre de Joseph.
— Politesses du 1" janvier. — Zénaïde brûlée. — Mission de Miot. — Lettre de Joseph à Louis. — Joseph veut imposer à Napoléon ses conditions. — Les Espagnols. — ^liot et Cauluincourt. — Miot et Louis. — Compensation demandée par Napoléon en faveur de Joseph. — Joseph rentre à Paris. — Motifs de ce retour. — Lettre à l'Empereur. — Réponse de l'Empereur. — Entrevue avec Berthier. — Conseil des ministres espagnols. — Lettre concertée de Joseph à Napoléon. — Soumission apparente. Concessions faites à Joseph. — II restera le roi Joseph. Costume qu'il prendra. — Sa maison nouvelle. — Joseph rentre dans le rang. — Napoléon devra lui livrer la Régence et l'Empire 286
X.XLX. La famille pendant lv dernière année de l'e.mpire (Janvier 1813. — Janvier 1814).
Madame. — Le caractère de Madame grandi devant l'adversité. — Elle se retrouve telle qu'en 1793. — Les émotions
(le l'annéo 1813. — Caroline. — Fesch. — Louis. — Catlicriiie à Pont. — La vie à Pont. — Decazes. — L'afrairc Muraire. — Rentrée à Paris. — Pont, étape pour les fils.
— Madame ù Paris. — Ses courses à Morlefontaine ou à Compiègne. — L'union de la lamille. — << Il n'est plus temps de tenir au.\ étiquettes. » — La vieille Romaine . :29y
lloiiTENsE. — Madame et llorlense. — Faveur d'IIortense prés de l'Impératrice et de l'Empereur. — Marie-Louise à Saint-Leu. — Départ pour .\ix-les-Bains. — La cascade de Grésy. — La mort de M"" de Broc. — Sensation qu'elle produit. — Lettres de M"" du Cayla et de M"'« de Souza. — La Presse. — La douleurde M""= Campan. — Les insolences des Auguié. — Inijuiétudes de Joséphine. — Les Boufllers. — La Rochefoucauld. — Le monumeni de M™" de Broc à Saint-Leu. — Fondation à l'hôpital d'Aix. — Le Ib août à Aix. — llortense et ses lils. — Lettre à la gouvernante. — Lettre à Napoléon Louis. — La mère et le père. — Retour d'IIortense. — Passage à Paris. — Voyage à Dieppe avec ses lils. — Saint-Leu.
— Emhellissements rue Cérutti. — Le recueil des Bomancefi mises en musique par 8. M. L. H. IL — Sensation que produit l'apparition de cet album. — Nouvelles amitiés de la reine. — M»»" du Cayla et Sosthéne de La Rochefoucauld. — Que veut dire cette intimité"? — Autres amitiés. — ' M. Mole. — Bruit de l'arrivée de Louis. — Nouvelles d'Eugène. — Les conspirations. — Arrivée de Louis. — Sentiments vrais ou supposés d'IIortense . . . 305
LrciEX. — Efforts de Madame pour ramener Lucien. — Lucien attend la gloire. — L'astronomie. — Le père Maurice. — Le dixième enfant, Louis-Lucien. — Sollicitation près du Gouvernement anglais, près de l'Empereur. — Mission d'André Boyer à Naples. — Les dettes de Lucien. — Paoli. — Lucien veut s'étahliren Autriche.
— Lettre à Louis. — Invectives contre Napoléon .... 321
P.MUNE. — Elle est à Ilyèrcs au début de 1813. — Correspondance avec Marie-Louise, avec l'Empereur. — Fausse . Iiisloii'e de sa disgrâce. — L'Empereur ne croit pas à sa maladie. — Détails sur cette maladie. — Passion posthume pour Canouville. — Auguste Duchand. — Son départ pour l'Armée. — Sa conduite. — Pauline nerveuse. — Son avarice. — Ses économies. — Les frais de maladie. — Diamants et perles. — P'antaisic ou prévoyance •? — Correspondance avec Duroc sur les renvois de domestiques. — L'Empereur intervenant. — Pauline reprend les gens renvoyés. — Départ de Ilyères. — Arrivée à Kice. — La maison Grandis. — Les légendes
niçoises. — Les caprices. — Projet de voyage de Borghèse à Paris. — L'affaire des cachemires. — Les autres affaires. — Leur importance. — La famille Leclerc. — Mobilité in%raisemblable de Pauline. — La santé à Nice.
— Le mur de ouate. — Interdiction de parler de mauvaises nouvelles. — Départ pour Gréoulx. — Voyage en chaise à porteurs. — La saison à Gréoulx. — Pauline mieux portante. — Projets de retour à Paris. — Embellissements dans les palais. — Règlements. — Décrets en vingt articles. — Pauline envie le goût d'Hortense et de Joséphine. — Séjour à La Mignarde. — Le mistral.
— Continuation des embellissemenls. — Lettre de l'Empereur. — Pauline se décide à passer un nouvel hiver à Nice. — Seconde saison de Gréoulx. — Occupations. — Pauline et la Famille. — Pauline et l'Empereur. — Offres qu'elle fait à Nafjoléon. — Lettre de l'Empereur. — Pauline retenue a Gréoulx. — On voudrait qu'elle revînt à Paris. — Le médecin Espiaud la force à rester dans le Midi. — Retour à Nice. — Maladie. — Inquiétudes de la maison. — Le guitariste Castro. — Amélioration. — Inquiétudes. — Les^étrennes de 1814. — Les étrennes du Roi de Rome. — Les Autrichiens à Genève. — La comédie qu'on joue à Pauline. — Les salves de victoire. — Budget de 1814. — Ignorance des événements. — La révélation.
— Départ pour Paris de Rosalie de Quincy. — La ruine.
— La mise a bas du train roval 327
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