SIX L' ATI ON FINANCIERE
la princesse Hortense, apanage 1.440.000 francs ; la princesse JuKe, apanage 1.386.666 fr. 67 ; la princesse Borghèse, rentes i.oii.ooo francs; la princesse Elisa, rentes 46y^y fr. 5o.) Le 27 avril, l'Empereur écrivit à MoUien qu'on eût à payer sur-le-champ les rentes sur l'acquit des fondés de pouvoirs. « Quant aux apanages échus avant le i" avril 18 14 et pendant 18 14 et 181 5 conformément au traité de Fontainebleau, j)résentez-moi, disait-il, un projet de décret pour y affecter le surplus du crédit des rentes que les ministres du dernier gouvernement avaient fort exagéré auprès des Chambres. »
Le 3 mai, le ministre du Trésor fil donc signer un décret par lequel les sommes dues pour apanages échus au i^"^ avril 1814 (1.368.667 fr. 01, répartis entre feu l'impératrice Joséphine pour Soi. 660 fr. 67 ; Madame pour 4o-333 fr. 67; la reine Hortense pour 44oooo francs) et les sommes dues, suivant les stipulations du traité de Fontainebleau, du i'^'" avril i8i4 au 20 mars 181 5, montant à 3.965.955 fr. 93 (réparties entre : feu l'impératrice Joséphine 166.666 fr. 67 ; Madame 291 .666fr.67 ; le roi Joseph et la reine, 486. i44 f^- 4^ j ^^ roi Louis 194.444 fi'- 45 ; la reine Hortense et ses enfants, 388.888 fr. 89; le roi Jérôme et la reine, 486.1441^1'- 4^1 la princesse Pauline, 291.666 fr. 67; la princesse Elisa 291.666 fr. 67) devaient être payées par huitième pendant chacun des huit derniers mois de i8i5.
i58 NAPOLÉON ET SA FAMILLE
Cela promettait de l'argent dans les huit mois, mais n'en donnait point sur-le-champ. L'Empereur régla l'apanage des princes, payable par le Trésor, à I million et celui de la princesse Hortense à Soo.ooo francs. 11 ne paraît point que ce décret, rendu le 3o mai, ait eu d'application, sauf pour le mois de juin où les princes Joseph, Lucien et Jérôme furent inscrits pour toucher chacun 83.333 fr. 33 et la princesse iïortense ^i.666 fr. 66.
A ce moment les princes purent être pressés d'obtenir quelque argent comptant ou quelque moyen d'en faire, et l'Empereur résolut de payer l'arriéré en délégations sur les bois à vendre en exécution de la loi du 23 septembre 1814. Le paiement allait s'effectuer- le 3i mai, mais le ministre du Trésor, étant donné le décret du 3 mai réglant les paiements par huitième, présenta un nouveau projet accordant le paiement immédiat, savoir : pour les quatre cinquièmes en délégations sur les bois et, pour le dernier cinquième, en déclaration de versement numéraire à valoir sur le dernier cinquième de la valeur des bois. Cette remise fut faite, mais elle ne servit de rien à la plupart et ces valeurs demeurèrent sans être payées. Ce que les princes touchèrent en réalité se monta d'une part à 1 55. 000 francs qui furent comptés antérieurement au 17 juin, d'autre part à 400.000 francs en numéraire répartis à raison de 100.000 francs entre Madame, Joseph, Lucien et Jérôme. Telles furent durant les Cent-Jours ses
SITUATIOX FIXANCIERE iSg
libéralités. Elles n'avaient rien d'excessif et, si quelques opposants s'en inquiétaient, il eût suffi sans doute, pour les rassurer, de mettre sous leurs yeux les chiffres exacts. Il est vrai que l'opinion était si fortement montée contre les frères de l'Empereur qu'une telle démonstration n'eût point été pour la faire revenir.