‹ Napoléon et ses maréchauxChapitre 14 sur 69 · XX KLEBER · texte numérisé non relu

XX KLEBER

fleurs à Kléber ; mais aussitôt le représentant du peuple Turreau prit la parole, et déclara que a les honneurs rendus à des généraux, chargés de broderies, puaient r ancien régime Ce sont les soldats qui gagnent les batailles et non les généraux. Cest aux soldats qu'il faut tresser des couronnes. ))

Sans se troubler, Kléber répondit aussitôt quil avait lui-même servi comme grenadier, et quil connaissait tout le mérite du soldat : mais quil savait aussi que des milliers de bras ne peuvent remporter la victoire que sous la direction d'une seule tête, a Au reste, ajouta-t-il, Marceau et moi, nous n avons accepté cette couronne de fleurs que pour l'attacher aux drapeaux de nos troupes. »

Bientôt après, Kléber fut arraché aux horreurs de la guerre civile et envoyé à l'armée de Sambreet-Meuse. Il s'y distingua comme général de division, commandant une aile de l'armée, aux batailles de Fleurus et de la Rœr, ainsi que devant Maestricht, Diisseldorf, et sur le Rhin.

En 1795, il exécuta devant l'ennemi, dans des conditions difficiles, le passage du Rhin, près de

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