DESAIX. XXXI
remarquer par sa bravoure et son aptitude à la guerre, et avait été nommé adjudant général, chef de bataillon : mais alors le comité des patriotes de Riom le dénonça comme « ayant dix-sept parents émigrés, étant le cousin du général de division de Baufranchet d'Ayat qui venait d'être destitué en Vendée, n'ayant que peu de fortune et apte par suite à se laisser séduire par l'or de Pitt et de Cobourg ))
Desaix trouva le meilleur moyen de se mettre au-dessus de ces stupides dénonciations : il se battit comme un lion, toutes les fois que l'occasion se présenta. A Lauterbourg , il eut les deux joues percées par une balle, et n'en continua pas moins à lutter jusqu'à la nuit. Les représentants du peuple à l'armée du Rhin le nommèrent général de brigade, et bientôt après général de division. Il avait vingt-cinq ans.
Dans son histoire de Desaix, M. Claude Desprez cite Ut lettre que le jeune général écrivit alors à sa grande confidente, sa sœur, pour fui annoncer sa nomination :
« Plains nos malheureux volontaires couchés à