‹ Napoléon et ses maréchauxChapitre 26 sur 69 · XXXII DESAIX · texte numérisé non relu

XXXII DESAIX

terre, dans la houe, jusqut aux genoux, et fatigués d'un service pénible et continuel. Plains-moi aussi, charmante sœur : je suis élevé à un grade difficile, que je n'ai accepté qu'avec le plus vif regret. Je suis général de division, et commande l'avant-garde; c'est bien de V ouvrage pour ton frère, que tu sais bien jeune encore et inexpérimenté ))

A partir de ce moment, il se fait remarquer dans toutes les campagnes, dans tous les combats de l'armée du Rhin, rivalisant d'entrain et d'énergie avec Kléber, et plus tard avec Gouvion Saint- Cyr, qui en parle en ces termes dans ses Mémoires :

a Desaix aimait de préférence les troupes légères et toutes les actions de la guerre qui se

font avec elles Il faisait presque tout avec son

avant-garde A la guerre, on est souvent obligé

de veiller sur un collègue voisin, de le protéger avec une partie des troupes, ce qui augmente les embarras de la situation. En ayant Desaix pour voisin, on était sûr qu'il ne se laisserait pas battre, on n'avait qu'à s'occuper de la position dont on était chargé »

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